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dices everywhere, des dés, du fun, des jeux

blog dédié aux JEUX DE RÔLE "OLD SCHOOL" et plus récents : AD&D 1st ed., 0D&D, Labyrinth Lord, Swords & Wizardry, OSRIC, Savage Worlds

FEUDRAGON, cité médiévale

Publié le 4 Juin 2017 par Olivier in 15. AIDES DE JEU

Ecrite en une petite après-midi, voici une ébauche de cité médiévale que j'ai imaginé et proposée à mon MJ, dans le cadre de notre campagne D&D 5

 

La description est assez sommaire, et il manque notamment une carte ! Je vous cède volontiers le plaisir de la dessiner vous-même. Ainsi, vous vous emparerez de Feudragon pour en faire VOTRE ville (dans le même ordre d'idées, changez tous les noms propres et mettez des noms qui vous plaisent, à VOUS).


Bonne lecture et bons jeux à tous !

FEUDRAGON, cité médiévale

I. FEUDRAGON, Cité martyre : 

 

Fondée autrefois par Justin, l’ancêtre de l’actuel roi augustin 1er, Justinia fut pendant longtemps une cité prospère, jusqu’à ce qu’un terrible dragon rouge attaque la ville, il y a cinq siècles de cela. Avec une furie toute particulière, cette "Bête du Diable" s’acharna sur les temples de la ville, vomissant des torrents de flamme. L’incendie gagna les autres bâtiments en bois de la ville et fit des centaines de victimes. 


Tenace, le roi fit rebâtir la ville, qui subit une nouvelle attaque, quelque cent ans plus tard (attaque, au cours de laquelle périt Justin III, son petit-fils). La tête du monstre fut mise à prix, des aventuriers affluèrent des quatre coins du Royaume et pourtant, cinquante ans plus tard, elle revint une troisième fois s’acharner sur la pauvre cité. Cette troisième attaque fut beaucoup moins dévastatrice et pour cause : un seul temple avait été rebâti (l’argent étant investi en priorité dans les ouvrages de défense). "Bête du Diable" calcina l’édifice religieux (et les quartiers alentours) puis s’en fut, harcelé par les projectiles (magiques ou non) que les défenseurs de la Cité lui lancèrent.

 

Pragmatique, le roi de l’époque, Constantin 1er (arrière-arrière-petit fils de Justin 1er) ordonna que l’on ne bâtisse plus aucun édifice religieux "qui soit visible depuis le ciel". 

 

Depuis lors, on n’a plus jamais revu «"Bête du Diable". Le dragon est entré dans la légende comme "le Fléau de Feudragon", "le Porteur de Mort", "l'Anathème". A-t-il succombé sous les coups d’intrépides aventuriers (dans ce cas, qu’est devenu son trésor ?) ? Dort-il toujours quelque part ? Quand se réveillera-t-il ? Où donc se trouve son repaire ? Pourquoi un tel acharnement sur la belle cité ? Autant de questions demeurées sans réponses à ce jour.

FEUDRAGON, cité médiévale

II. FEUDRAGON, cité orgueilleuse :

 

Aujourd’hui, il n’y a plus guère que ses habitants qui persistent à appeler la ville de son ancien nom (Justinia). Partout ailleurs, le sobriquet de "Feudragon" a été adopté et a remplacé le nom officiel de l’orgueilleuse cité. Même les Justiniens se plaisent parfois à appeler leur cité "Feudragon". Après tout, leur ville a survécu par trois fois à l’attaque d’un Grand Dragon Rouge ! N’y-a-t-il pas là de quoi être fier ? Ainsi, les habitants aiment à se considérer comme des gens braves, pugnaces, durs à cuire. "Ce n’est pas un dragon qui va me faire peur" est une expression typique des citadins. 

 

Partout ailleurs, le regard est moins flatteur : les Justiniens sont perçus comme des gens fêlés, trop têtus pour changer d’avis et manquant singulièrement de sens commun (pourquoi s’acharner à rester dans un endroit pareil???). D’où des expressions telles que "T’es vraiment un Justinien, toi !" (= t’es vraiment borné/couillon) ou encore "Tu me prends vraiment pour un Justinien ?" (= tu me crois suicidaire ?).

 

La tendance générale (alignement) est neutre. Les Justiniens sont des gens secrets, peu enclins à s’ouvrir aux étrangers. Leur courtoisie est de façade : ils s’irritent vite des gens qui ne respectent pas leurs coutumes (superstitions). Au fond, les attaques de "Bête du Diable" ont laissé un traumatisme profond. Ne pas savoir ce qu’est devenu le Dragon est une constante source d’inquiétude, qui a nourri une foule de légendes et de récits apocalyptiques. Tous craignent de voir un jour ressurgir "la Bête". La savoir morte serait pour beaucoup une réelle délivrance.

FEUDRAGON, cité médiévale

III. "La Cité aux Cent tours" :

 

Ce surnom vient des innombrables flèches que l’on peut apercevoir au loin, quand on approche de la cité. S’il n’y a pas réellement cent tours, la ville en comporte un grand nombre quand même. Il y a les nombreux ouvrages de défense, bâtis le long de la muraille principale : tours de guet, donjons, bastilles et autres redoutes. 

 

Il y a aussi les nombreux édifices civils bâtis par les guildes marchandes, les maisons nobles et quelques individus fortunés. En effet, les antiques lois de la ville taxent les habitants sur la surface au sol. Une tour de plusieurs étages coûte donc moins cher qu’un bâtiment de plein pied, tout en ayant une grande capacité de contenance (nombreuses pièces, caves, étages dédiés au stockage, à l’habitation, etc.).

 

Cette particularité architecturale est renforcée par l’habitude des maison nobles de vivre en hauteur. Littéralement. Pour ne pas avoir à descendre au niveau de la populace, ces dernières ont fait construire des balcons, passerelles et autres ponts qui relient les bâtiments entre eux. Des rumeurs prétendent même que des magiciens furent embauché pour renforcer magiquement les bases des édifices ! La cité offre donc plusieurs points de vue, selon que l’on se trouve "en bas" ou "en haut". On dit même que les plus riches familles (ainsi que le Roi) ont fait construire de magnifiques jardins en terrasse, à des dizaines de mètres au dessus du sol ! 

 

Aujourd’hui, les bâtiments les plus hauts de la ville s’élèvent à plus de 75 mètres au dessus du sol. Vue de loin, la ville, sise sur un promontoire rocheux, haut de 100 mètres, est majestueuse. Elle semble se tendre vers le ciel, comme pour griffer les nuages !

FEUDRAGON, cité médiévale

IV. Une ville sans temples ? 

 

Soucieux de ne plus attirer l’ire de "Bête du Diable", les Justiniens ont pris l’habitude (et le goût) de cacher leurs temples. Les entrées de ces derniers se découvrent au détour d’une ruelle. Certains, dit-on, se trouveraient sous terre. Par goût du secret, de nombreux justiniens fortunés se sont fait construire de petites chapelles et autels au cœur de leurs résidences, sans fenêtres et dissimulés par d’épaisses murailles. 

 

Pour le voyageur non averti, c’est une singulière découverte que cette Cité "sans temples". Les humains ayant une mémoire particulièrement courtes, certains dévots de campagne, aussi sots qu’illuminés, pestent contre cette "Ville pécheresse", qui "n’honore pas les Dieux". 

 

De façon générale, les manifestations religieuses ostentatoires et bruyantes (processions, fêtes religieuses, rassemblements) ont été interdites par décret royal. Des interdits que le peuple applique scrupuleusement, autant par habitude que par superstition. Ainsi, on ne prie pas à voix haute dans les rues. Seulement chez soi, derrière des portes de bois épais, fermées à double tour. ​​​​​​​

FEUDRAGON, cité médiévale

V. Une magie cachée :

 

Maintes rumeurs affirment que la ville abriterait de nombreux magiciens. Certains auraient ainsi participé à l’élaboration de défenses magiques (lesquelles?) contre un éventuel retour de "Bête du Diable". D’autres auraient participé à la reconstruction de la ville. Enfin, on murmure à voix basse qu’un Archimage aurait élu domicile dans la cité. Plusieurs tours lui appartiendraient, achetées sous de faux noms. Il utiliserait sa magie,dit-on, pour passer de l’une à l’autre, sans jamais en sortir.

 

Toujours d’après les rumeurs, il existerait plusieurs échoppes d’alchimistes et d’herboristes, dissimulées magiquement aux regards (ou bien construites sous terre, dans les catacombes). Nul ne peut y accéder s’il n’a pas d’abord été invité. Et pour cela, il faudrait obtenir le Blanc Seing de l’Ordre des Mages, qui régnerait en secret sur la ville. 

Bien entendu, aucune de ces rumeurs n’a été prouvée à ce jour.  ;)

FEUDRAGON, cité médiévale

VI. FEUDRAGON, cité prospère :

 

VI.1. à la croisée des chemins : 

Le fleuve Ceyne permet à de nombreuses marchandises de transiter depuis la capitale :
vers le Sud, jusqu’à Pierre-Grise (à deux semaines de voyage par voie fluviale),
vers le Nord, jusqu’à [ ?????? ]
vers le Nord-Est, jusqu’au Pays des Cent Lacs.
vers le Sud-Est, en direction de la mer.

 

Il existe aussi plusieurs routes plus ou moins bien entretenues, dont la fameuse "Route Royale", entamée par Justin II et terminée par Constantin III : cinq générations de Rois ont oeuvré à l’édification de cette double voie qui parcourt le Royaume du Nord au Sud, puis d’ouest en est. Si le tronçon nord-sud est aujourd’hui à l’abandon, celui qui coupe le Royaume d’Ouest en Est est très fréquenté commercialement et relie le Royaume avec les principautés voisines.

 

VI.2. de multiples richesses :

Les abords immédiats de Feudragon sont couverts de nombreux champs et vergers. Les sols alentour sont fertiles, bénéficient du climat doux. Les récoltes sont donc bonnes. Quelques bois alentours fournissent du gibier. L’élevage est prospère car il y a peu de bêtes féroces (habituellement, les barons locaux veillent au grain). Enfin, les alluvions déposés par le fleuve Ceyne fournissent un engrais bon marché dont profitent les baronnies qui longent le fleuve. 

 

En amont et en aval du Ceyne, les eaux sont poissonneuses et la pêche est une bonne source d’alimentation pour les populations locales. 
Pour conclure, Des vignes plus au sud produisent un vin rouge qui approvisionne la capitale et fait la fortune des barons locaux.

 

En revanche, point de ressources minières ou textiles. Peu de ressources pour le bâtiment également (bois, pierre). Feudragon doit donc importer de nombreuses matières premières de ses provinces excentrées, voire de l’étranger.

 

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