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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 16:00

A force de jouer à Resident Evil 4, il fallait bien que ça m'arrive. Contaminé par le virus à mon tour, me voilà amené à vous parler de zombies. Mais pourquoi diable a-t-il fallu que je craque à mon tour ? Pourquoi ai-je craqué ? Et sur quel JDR va se porter mon choix ? Sur War of the Dead ? Sur Z-Corps ? Ou sur l'incontournable All Flesh must be Eaten ? Damned ! Cet article ne sera pas de trop (du moins, je l'espère) pour faire le tour de la question.

 

Une dernière question subsiste... La plus angoissante : y a-t-il des munitions quelque part dans cette pièce ? Parce que dehors, je peux déjà les entendre qui arrivent. ILS sont là !

 

 

 

 

1. PandémieS :

 

Relancés au cinéma avec le succès que l'on sait du film "28 jours plus tard", puis de "l'armée des morts", les zombies n'ont jamais été aussi présents :

 

- au cinéma, naturellement, avec une bonne dizaine de films qui paraissent chaque mois dans le monde, et parmi eux, de belles réussites, telles que "Rec", "Land of the dead", "Shaun of the dead", "Zombieland", "La Horde", j'en passe et des meilleurs !

 

- dans les bandes dessinées. Avec par exemple "les zombies qui ont mangé le monde", aux Humanoïdes associés, "Cryozone" chez Delcourt, "Outretombe" chez Vents d'Ouest, "Zombies 1, la divine comédie", chez Soleil...

 

jane-spiderman-zombie-4653589880.jpg- dans les comic-books (normal) avec notamment les infâmes "Marvel Zombies", la célèbre série "Walking Dead", récemment adaptée en série télévisée (bientôt en français), mais aussi "Remains", "Crossed" (par Garth Ennis), ""Zombieworld", "Zombie : la cavale des morts", "Zombie Highway"...

 

- dans les mangas ("Reiko, the zombie shop")

 

- dans les jeux vidéos ("Left for dead", la saga des "Resident Evil", le MMORPG "Dead Frontier", etc.),

 

- sur nos plateaux de jeux, avec entre autres "Zombies, la blonde, la brute et le truand" (Asmodée), "Zombies !!!" et ses huit extensions (en cours de traduction chez Edge), "Zombie Dice", "Zombie Town", "Last Night on Earth"...

 

p90x-zombie-outbreak.jpg- infatigables (et pour cause !), les zombies font aussi leur apparition sous forme de figurines à peindre et à collectionner ("All Things Zombie", chez Mega Miniatures, "Things that go bump in the night" par Blue Moon manufacturing) ;

 

- ils envahissent les wargames tactiques ("Secrets of the Third Reich" et ses zombies nazis et soviétiques, opposés aux braves pious-pious américains) ;

 

- Ils prennent possession de l'espace public, à l'aide de festivals et autres manifestations tels que les "Zombie Pride" et autres "Zombie Walk" !

 

 

 

Bref, on n'en a jamais autant vu qu'en ce moment. Ils sont partout, sur le web, dans nos boutiques préférées... Partout vous dis-je !

 


2. Virus évolutifs :


En un sens, on peut écrire du zombie qu'il est devenu LE monstre emblématique de ce nouveau millénaire, détrônant sans problèmes les serial-killers des années 90, les croque-mitaines des années 80 (Jason, Freddy Krueger, Michael Myers, etc.), les monstres géants des années 60 ("King Kong escapes", "Godzilla", "Gamera"...) et les  envahisseurs aliens des années 50 ("l'invasion des profanateurs de sépulture" ; "l'invasion martienne", "Le jour où la terre s'arrêta", "La guerre des mondes", "Plan 9 from outer space" ; "invasion from the saucer men", etc.) 

 

Est-ce une inspiration inconsciente de l'actualité, avec notamment ses menaces récurrentes de pandémie (grippe aviaire, virus Ebola, H1N1, j'en passe et des pires) ?


Toujours est-il que le genre Survival Horror n'aura jamais été aussi populaire, cristallisant sans doute maints fantasmes et terreurs refoulées. Le zombie n'en finit plus de revenir "hanter" les vivants. Hanter ? Un euphémisme pour désigner l'omniprésence, le grouillement des mort-vivants se répandant sur la surface de la planète. Menace inexorable qui signe la fin des temps. La chute de la civilisation. L'apocalypse tant redoutée.

 

 

deadrising1.jpg

(la solitude du survivant... Dur de survivre parmi les zombies) 

 

Une rapide étude du genre au cinéma nous montre à quel point les thématiques ont évolué :

Hier, le zombie était un sujet de terreur. Il symbolisait l'irruption de l'irrationnel (les morts se relèvent) dans un quotidien rassurant, réglé et impertubable. Face à lui, le vernis de la civilisation se fissurait et des hommes ordinaires se laissaient aller à toutes les lâchetés. A toutes les barbaries.

Aujourd'hui, le zombie est devenu une "éventualité". Des livres paraissent qui expliquent comment survivre face à une invasion de zombies. Au cinéma, les héros ne se demandent plus "pourquoi est-ce que les morts se relèvent ?" mais plutôt "comment va-t-on s'en sortir ?".

 

tete-zombie-exploseeAuparavant simple victimes hurlantes, les humains sont devenus combatifs. Revanchards presque. Il ne s'agit plus de fuir les zombies mais de leur faire face. De les repousser avec tout ce qui peut bien tomber sous la main : outils de jardinage, gourdins improvisés, armes à feu...

L'essentiel est de se battre, même si parfois la cause est perdue d'avance (comme dans "28 semaines plus tard").


D'ailleurs, ce n'est probablement pas un hasard si de nombreux films de zombies récents ("Shaun of the Dead", "Zombieland", "Planet Terror") sont ouvertement parodiques, voire humoristiques.

 

 

Etonnamment, à l'instar du western, le récit de zombies est devenu protéiforme. Il a su dépasser sa matière de départ, plutôt limitée, pour embrasser une multitude de thèmes, se faisant tour à tour scénario catastrophe, récit à suspense, d'action, de guerre, comédie dramatique, (auto-) parodie...

Mieux encore, les récits modernes sont souvent porteurs de réflexions. Ils évoquent en filigrane les notions duales d'humanité/inhumanité, de civilisation/barbarie, courage/peur, normalité/monstruosité...

 


3. Contamination !


Une telle richesse narrative ne pouvait qu'inspirer les créateurs de JDR. De fait, il existe plusieurs jeux sur ce thème ! Attention, la liste qui va suivre n'a rien d'exhaustive ! Aussi, si vous connaissez d'autres jeux sur le thème qui manqueraient, n'hésitez surtout pas à les signaler dans la rubrique commentaires. 

 

 

3.1. En français :


- Le premier jdr 100% zombies est sans aucun doute Zombies, édité par la défunte maison d'édition Juda Prod. Aujourd'hui épuisé, le jeu et ses extensions peut encore se trouver sur le net, soit sur ebay et amazon, soit sur des sites de VPC comme Ludik Bazar.


- Encore en vente, Plagues dK mélange allègrement survival horror et heroic fantasy. Jeu ouvertement sombre et désespéré, il ne sut pas trouver son public malgré un travail de qualité. Sans doute as-t-il souffert de la concurrence avec Midnight, alors traduit en français au même moment.


- Brain Soda, ouvertement parodique s'inspire des films de série Z. Les zombies ont donc une place d'honneur dans ce jeu fun et délirant, ma foi fort sympathique.


Z-Corps : j'avoue, je le confesse : j'ai accueilli l'arrivée de Z-Corps d'un oeil morne et totalement désintéressé. Un jeu de rôle sur les zombies ? En français ? "Pfff.... Un truc de plus surfant sur la mode !" Voilà tout ce que m'inspira ce jeu au début. Honte sur moi ! Plus tard, j'ai appris que le jeu utilisait le D6 System, un de mes systèmes de jeu favoris. Du coup, ma vision de la chose a changé du tout au tout. Et puis un jour, dans une boutique de jeu parisienne, j'eus le livre de base entre les mains. Un bel ouvrage, magnifiquement illustré. Pourvu d'un background riche. De prétirés. De plusieurs scénarios. Quasiment un sans-fautes. Mais comment pourrait-il en être autrement avec le Septième Cercle ? A ce jour, c'est sans aucun doute le jeu le plus complet sur le thème. 

 


3.2. En anglais :


- Outre-manche, le leader incontesté est All Flesh Must Be Eaten.

Servi par des règles simples (le "Unisystem" entre autres utilisé pour Buffy RPG et Conspiracy X 2nde ed.), très bien écrit, complet, AFMBE s'est dôté d'une multitude de suppléments thématiques permettant d'explorer tous les genres possibles : western ("fistful o'zombies"), pirates ("Argh! That be Zombies"), pulp & roman noir ("pulp zombies"), kung-fu ("Enter the zombie"), Heroic-fantasy ("Dungeons & Zombies"), catch ("zombie smackdown"), science-fiction ("all tomorrow's zombies")... 


Ainsi, bien que fermement attaché au genre horrifique, ce jeu de rôle est devenu au fil de ses extensions quasiment multi-genres. Des univers de campagnes complets (les "deadworlds ") viennent rajouter de nouvelles possibilités d'aventures . Enfin, des MJ imaginatifs pourront toujours croiser entre eux les suppléments (par exemple, mélanger western et space opera) ou bien utiliser les autres JDR motorisés avec le "Unisystem". 

Bref, voilà un JDR incontournable pour peu que vous aimez les zombies, les mélanges des genres et que vous lisez l'anglais. Qui sait ? Peut-être trouverez-vous là votre jeu fétiche, celui qui saura s'accomoder de toutes vos fantaisies. A noter : l'existence d'un kit de démo pour pouvoir tester ce jeu atypique.

 

AFMBE est loin d'être seul sur le marché US et divers concurrents sont sortis ces derniers temps. On distinguera notamment : 

 Dead Reign de Palladium Games (déjà deux suppléments parus en plus du livre de base) propose un univers complet, assez dingue. Même si je reste déçu par le système de règles Palladium et par l'attitude butée de Kevin Siembieda, Dead Reign devrait tirer son épingle du jeu par des idées dingues.

 

- Against the Dead : une adaptation D20 system, disponible en pdf sur le site rapidejdr.fr. 


- War of the Dead (Daring Entertainment) : une formidable campagne, découpée comme une série télé et basée sur les règles de Savage Worlds. Longue, mouvementée, riche, War of the Dead bénéficie de plusieurs suppléments gratuits et est disponible au format pdf et papier (du moins, la saison 1). A ce jour, la saison 2 comporte déjà 11 épisodes, qui sont autant de semaines de lutte contre la mort pour les personnages-joueurs. 


- Pour Savage Worlds, il existe également Zombie Run (un scénario complet) et Wrath of Zombies, un setting complet et gratuit. 



3.3. Et du côté des JDRA ?

Voilà une très bonne question ! Pèle-mêle, je citerais :

- The return of the not totally dead, un sympathique JDRA fortement inspiré par All Flesh Must Be Eaten et les films de Georges A. Romero. 100% classique donc mais très bien ficelé, TRotntD (oups !) connut deux versions, la première utilisant Basic, la deuxième, une version simplifiée du D20 system.


- Les JDRA inspirés par Resident Evil


- Le génial Meta-Creatures, qui lorgne ostensiblement du côté de séries télé telles que "Buffy Vampire Slayer". Gratuit, très bien écrit, abondamment suivi, soutenu par son auteur et par les fans, Meta-Creatures est un jdr à découvrir absolument. Même si vous n'y jouez pas, sa lecture vous fera passer un bon moment.


Mêmes commentaires enthousiastes pour Reservoir Bats, un JDRA bourré d'action (ambiance "From Dusk Til Dawn" garantie) que l'on doit à Yno, l'auteur de Patient 13 et Notre Tombeau.


- Zombies RPG, une petite conversion (12 pages) destinée à transformer le jeu de plateau Zombies !!! en JDR. Sympa. 


- Décidèment inspiré par l'horreur, Yno a également écrit deux autres JDRA qui sont en fait des one shot (comprenez des jeux limités à un seul scénario) : 30 jours de nuit (l'adaptation de la BD éponyme) et Silent Hill RPG. Certes, tous deux ne parlent pas vraiment de zombies. Ils seraient même limite hors-sujet, mais tant pis ! Tous deux méritent le détour pour leur qualité graphique. 


- Imputrescibles, lui, est une belle surprise : un crossover osé et réussi, 100% noir, entre l'univers des mort-vivants et celui des Incorruptibles. Tommy Guns, trafics de whisky, guerres des gangs ne seront que la partie immergée de l'iceberg. Vos joueurs, eux, vont vite découvrir une réalité beaucoup plus sinistre ! A noter que le site du jeu, très bien fait, propose plusieurs liens des plus utiles pour mieux s'approprier le contexte si particulier de la prohibition.

 

- En anglais,  Brains and Souls (39 pages) fait partie des innombrables petits jeux, vendus à bas pris sur le siterapidejdr.fr. Je me permets de le distinguer des autres parce qu'il utilise le système FATE, lui-même dérivé de FUDGE. Voilà un supplément qui pourrait être intéressant à lire... 

  

Toujours en anglais, citons également  Zombie Squad ,  Zombiepocalypse... Je vous passe le relais pour de plus amples recherches. Croyez-moi, il y a de quoi faire !

 

 

Sur ce, mes amis, je vous souhaite de bonnes lectures de bons downloads et bien entendu...

 

Bons jeux !

 

 

Pour en savoir plus :

 

- Chasseur de zombies, un excellent blog pour faire ses recherches (en français) ;

- sur BDtheque.com, vous trouverez une intéressante sélection de BD sur le thème ;

- Krinein propose un excellent dossier sur les zombies au cinéma.

- A lire également, le dossier paru sur excessif.com : "la naissance du Zombie au cinéma" et la passionnante étude de "Dawn of the Dead" sur le site web Cinétudes.

- pour ceux qui lisent l'anglais, la page des liens sur le site de AFMBE sera des plus intéressantes à visiter. De même que la liste complètes des RPG consacrés au genre (qui me fut très utile dans la rédaction de cet article).

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:23

Amateurs d'univers "réalistes" et de règles de simulation précises et documentées, passez votre chemin ! En cette fin d'année 2010, le genre post-apocalyptique revient à la mode outre-atlantique et plusieurs JDR chargés en radium ont envahi les étals de nos boutiques préférées. Et attention ! Il ne s'agit pas là d'univers post-apo "réalistes", à la Mad Max. De fins du monde affreusement crédibles, telle celle décrite par l'écrivain Cormac Mac Carthy dans son chef d'oeuvre littéraire "la route".


Non. Il s'agit bien plutôt de JDR outrageusement funs, peuplés de mutants, de robots et de monstres tous plus délirants les uns que les autres, évoluant dans des décors en carton-pâte, tous droit sortis des série B et Z d'un Roger Corman (ou d'un Stan Lee, en l'occurence) sous acide. Au menu, des effets spéciaux. Des pouvoirs à foison. Des apocalypses-prétextes à tous les débordements visuels et scénaristiques. Bref, des lendemains de fin du monde totalement barrés. 

 

Le genre post-apo revient en force, oui, mais totalement débarassé de toute considérations sérieuses et armé jusqu'aux dents de références à la culture pop de ces trente dernières années. Voyons de quoi il en retourne.

 

 

I. LE RETOUR DES JDR RADIOACTIFS MUTANTS :


 

I.1. Apparemment, tout semble avoir commencé avec la parution en 2008 de Mutant Future, second retro-clone créé par l'éditeur Goblinoid Games. JDRA gratuit de plus de 160 pages, Mutant Future est riche et vise définitivement la compatibilité avec Labyrinth Lord et les autres retro-clones de fantasy. Clone non-officiel de Gamma World, le jeu semble rencontrer un certain succès. Sans doute aussi parce qu'il est l'un des rares retro-clones à s'écarter du modèle D&D


Pourquoi cet engouement autour d'un jeu old-school, aux règles d'un autre temps et aux graphismes cheap au possible ? Tout simplement parce que Gamma World, son modèle, est aux états-unis un jeu culte.  Le fait est indéniable. Ironiquement, le jeu lui-même a "muté", à la manière des créatures qui peuplent son univers. Il est ainsi passé par plusieurs systèmes de jeu (AD&D, Amazing Engine, etc). Historiquement, Gamma World compte pas moins de huit éditions, parues chez TSR comme chez d'autres concurrents (pour plus d'infos, je vous invite vivement à consulter la fiche ultra-complète du GROG).

 

 

En 2010, tout s'accélère pour nos mutants du futur irradié. 

 

I.2. D'abord, avec la parution de Earth Delta, un imposant sourcebook de 347 pages, conçu pour la quatrième édition de D&D ! Totalement gratuit, la version "alpha 1.5" cherche à recréer l'ambiance des deux premières éditions du jeu. D'ailleurs, la mascotte du jeu est un grizzli ailé pourvu de yeux lasers, et c'est un personnage-joueur !!! Mais Earth Delta veut aussi conserver concepts de règles de la fameuse (et si controversée) quatrième édition : but affiché : une compatibilité à 100% avec tous les suppléments parus jusque là. Le résultat force le respect : Earth Delta est archi-complet et propose de nouvelles classes, races, pouvoirs et talents, tout en reprenant les règles officielles de Wizards of the Coast.

Mieux, le jeu est encore en plein développement ! A l’heure où j’écris ces lignes, je viens de me rendre compte qu’une version Beta1, encore plus complète, a été mise en ligne ICI. Le fichier fait 10,7Mo et le livre bénéficie de nouvelles illustrations, plus que correctes. Un must have dont je vous recommande la lecture.

Plus d’infos sur le site de l’auteur et sur le forum (en anglais) de rpg.net.

 

Deux autres jeux font ensuite leur apparition, tous deux chargés à l’uranium. Cette fois, il s’agit d’ouvrages publiés professionnellement. 


I.3. Primo, il y a le remarquable Atomic Highway, publié par Radioactive Ape Designs.  

Petit miracle de l’édition indépendante, Atomic Highway est un JDR :

- Superbement illustré (je vous défie de ne pas avoir envie de jouer après avoir vu la couv’ du jeu. Et les dessins intérieurs sont tout aussi bons) 

- fast, fun et furious… Bien que n'utilisant pas les règles de Savage Worlds ;

- Générique et paramétrable à loisir par le MJ. C’est à dire que ce dernier peut  concevoir l'univers du jeu comme il l’entend. Avec ou sans radiations. Avec ou sans mutants. Avec ou sans voitures blindées équipées de mitrailleuses à la Car Wars. Atomic Highway propose, le MJ dispose !

- enfin, soutenu par un système de règles à la fois simple et élégant : le V6 Engine 

A sa sortie, le jeu a rencontré un succès d’estime tant critique que public et a été rapidement rejoint par "Irradiated Freaks", un supplément à la sauce Gamma World, pour peupler votre univers post-apo d’animaux géants (des fourmis, des araignées, des tatous), de zombies mutants radioactifs, de végétaux humanoïdes et pensants, d’animaux anthropomorphes (chouette, une femme-girafe !)  et de licornes irradiées volantes. Bref, c’est la fête !

Bonne nouvelle, Atomic Highway a séduit les éditions Icare par ses nombreuses qualités.  Une traduction du jeu est donc en cours de préparation pour 2011. Les futurs fans (dont moi) espèrent que cette version française inclura dans un seul ouvrage le livre de base et Irradiated Freaks

 

I.4. Secundo, Barbarians of Lemuria, qui fut traduit par Kobayashi et illustré par John Grumph, se voit nanti d’un supplément intitulé Barbarians of the Wastelands. Là encore, il s’agit de proposer aux joueurs de paramétrer leur univers comme ils l’entendent. Le livre est beau, tout en couleurs, sous couverture rigide, et bénéficie d’une iconographie variée, avec toutes sortes d’illustrations plus ou moins kitsch (mais vu le sujet de cet article, comment en être surpris ?) tirées d’ouvrages de SF. Problème, la simplicité de BoL semble en prendre un coup, remplacée par d’innombrables tables et règles optionnelles. 

 

 

II. GAMMA WORLD IX, LE RETOUR DU PERE DES JDR RADIOACTIFS MUTANTS :


 

Finalement, après plusieurs mois d’attentes et de rumeurs, paraît en octobre la toute nouvelle édition de Gamma World, éditée par Wizards of the Coast.

Gamma World, le seul, l’unique, revient ? Oui, certes, mais sous une forme ludique bien différente de ses prédécesseurs. En effet, avec la quatrième édition de D&D, nos magiciens de la Côte ont inventé une nouvelle tendance : l’hybride mi-JDR, mi-jeu de plateau. La gamme Essential creuse ce sillon, qu’a emprunté à son tour FFG avec sa troisième édition de Warhammer. Dorénavant, les JDR se déclinent en coûteuses boîtes de jeu, remplies de pions, de cartes, de tuiles modulables et/ou de "battle maps", de figurines, etc. Ah oui ! Il y a aussi des livres de règles, de scénarios et (parfois), il y a même des feuilles de personnage ! 

 

Gamma World nouvelle génération est donc lui aussi de cette veine. Dans une grosse boîte au format carré, les joueurs trouveront :

- un livre de règles de 160 pages (avec scénario inclus) ;

- deux planches de pions représentant monstres et PJ (comme dans la nouvelle Red Box)

- deux plans tactiques quadrillés ; 

- des feuilles de personnage imprimées sur carton rigide ( ??)

- des cartes de pouvoirs (là encore, comme dans la Red Box) ;

- un deck de cartes de mutations et un autre deck pour les butins trouvés.

Si le jeu s’avère fun, les cartes sont grimacer les fans : WotC double en effet son JDR d’un JCC. A savoir que les cartes de pouvoir s’achètent sous formes de boosters, et sont réparties aléatoirement, par ordre de rareté. Premier problème : les cartes sont moches, sans illustrations. Que du texte. De la part des créateurs de Magic, cela déçoit. Deuxième problème : les cartes sont vendues 4$ le paquet de 8. A titre de comparaison, un booster Magic est vendu 3,50$ avec 15 cartes à l’intérieur et une présentation beaucoup plus belle. Bref, c’est un ratage !

Pire, cette politique commerciale éhontée, fustigée par de nombreux rôlistes risque fort de tuer Gamma World dans l’œuf. D’autant plus que de nombreux fans ont développé "leur" version du jeu. 

Et là, c’est la surenchère !

 

 

(... A SUIVRE)

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 14:46

 

StarTrek_Logo_2007.JPGFans de Star Trek, réjouissez-vous ! Il existe une page web (en anglais) qui recense quasiment tous les JDR et extensions parues, basées sur la mythique série de Gene Roddenberry.

 

Révolutionnaire pour l'époque, humaniste, progressiste, pacifiste, la série marqua durablement les esprits par son inventivité, ses décors et ses effets spéciaux kitsch. Surtout, pour sa vision d'un futur radieux pour une humanité ayant enfin réussi à dépasser les préjugés raciaux et politiques qui l'aliénaient, pour mieux partir à la conquête des étoiles. 

 

Star Trek, mythique série entre toutes, n'a duré que trois saisons (aujourd'hui disponibles en coffrets DVDs), de 1966 à 1969, mais eut une prolifique descendance :


- Star Trek, next generation (1987 - 1994), avec son équipage mené par le français, Jean_Luc Picard (Patrick Stewart, qui incarna plus tard le professeur Xavier) et son nouveau péril galactique : les Borgs.


- Star Trek, Deep Space Nine (1993 - 1999), aux récits beaucoup plus sombres, et prenant pour cadre une station spatiale orbitale, marchant ainsi sur les plates-bandes de la série Babylon 5 (elle aussi adaptée il y a quelques années de celà en JDR).


- Star Trek : voyager (1995-2001), qui narre l'odyssée du vaisseau Voyager, propulsé malgré lui à plus de 75.000 années lumière de la Terre


- Star Trek : Enterprise (2001 - 2005), avec Scott Bakula, le héros de la série Code Quantum, dans le rôle du capitaine Jonathan Archer.


En plus de ces quatre séries, un dessin animé vit également le jour. Plus onze films, créés pour le grand écran, entre 1979 et 2009. Sans parler des novellisations, des bandes dessinées et autres qui virent le jour.

 

star_trek_03_10241.jpg

 

Bref, Star Trek est devenue une référence incontournable du Space Opera. Un univers complet, avec son jargon, ses peuples, sa chronologie, ses faits marquants... Tout un univers imaginaire, complet et complexe, riche et foisonnant. Il y a ceux qui adorent, les fameux trekkies (ancêtres des geeks d'aujourd'hui), ceux qui détestent, et les indifférents. 

 

Pour ceux qui accrochent, les adaptations en Jeu de Rôle sont nombreuses et, souvent, très documentées. Citons notamment les trois adaptations officielles du jeu, qui sont :

 

- tout d'abord, Star Trek, the Role Playing Game, édité dans les années 80 par FASA (Battletech, les premières éditions d'Earthdawn et de Shadowrun), sous la forme d'une boîte contenant plusieurs livrets.

 

- ensuite, Star Trek Icon, édité par Last Unicorn Games, soit trois jeux complets, chacun d'entre eux étant basé sur l'une des séries télé. Il y eut ainsi :

  1. Star Trek : the next generation RPG,
  2. Star Trek : the original series RPG,
  3. et enfin Star Trek : Deep Space Nine RPG.

 

- enfin, Star Trek Role Playing Game, édité par Decipher Games, et basé sur le même système (Coda, donc) que le JDR Le Seigneur des Anneaux (traduit en français par Hexagonal) : une sorte de D20 system simplifié, où le D20 était remplacé par 2D6. Simple et efficace.


En dehors de ces trois jeux officiels, citons également en français :

- Final Frontier, à la fois hommage à la série originelle et parodie du genre, cet excellent JDR, écrit par Emmanuel Gharbi, propose un univers détaillé, des règles complètes, simples et fun. Enfin, une campagne complète, en vingt-deux épisodes, destinée à faire découvrir les joies de l'exploration spatiale à vos joueurs.

Pour seulement 23 euros, Final Frontier est un excellent investissement. Un JDR agréable à lire, facile à faire jouer. Enthousiasmant et fun.

 

- Star Trek RPG. Un sympathique JDRA écrit par Jeepee, court (23 pages) et librement inspiré du D20 system. Attention ! Je parle ici d'un D20 system allégé au maximum pour laisser la part belle au role-playing et à l'imagination. Une belle réussite et un jeu qui mérite assurément d'être testé.

 

 

startrek.jpgEst-ce là tout ? Surement pas ! Et j'en reviens donc au début de cet article : l'existence d'une page ultra-complète référençant quasiment tous les JDR, JDRA, suppléments et extensions, officiels ou non, pouvant servir à retranscrire l'ambiance des séries autour d'une table de jeu. En vrac, et en plus des jeux pré-cités, vous pourrez trouver :

- une adaptation non-officielle aux règles de Mekton Zeta,

- "To Boldly Go...", un sourcebook (non-officiel lui aussi) pour le système True 20,

- Bridge Crew, un JDRA épuré au possible, publié par le site 1KM1KT,

- l'excellent Where No Man Has Gone Before basé sur le système Microlite D20

- sans oublier de multiples adaptations d'autres JDR de Space Opera (Starblazer Adventures, Star Siege, Traveller, GURPS Space, etc.), "customisés" afin de mieux reproduire l'ambiance de la série Star Trek.


Bref, cette page mérite définitivement le détour. Exhaustif au possible, l'auteur, Robert Saint John,  a accompli un travail de recherche et de compilation remarquable. Est-ce étonnant ? Rôliste, trekkie et geek irréductible, c'était en vérité l'homme de la situation !


En tout cas, merci à lui pour cet excellent travail. Amis rôlistes, si vous êtes fans de Space Opera et n'aimez rien tant que d'arpenter le pont principal de votre vaisseau spatial, alors, foncez visiter sa page. Vous y trouverez quantité de matériel utilisable pour vos prochaines parties. C'est en tout cas ce que je vous souhaite !


Bons voyages à travers les étoiles, bons downloads et...

 

BONS JEUX !


 

star-trek.jpg

(Allez, les gars. Un p'tit Star Trek RPG pour changer des Donj', ça vous dit ?)


POUR EN SAVOIR PLUS :

 

Visitez le blog de Robert Saint John : http://groknard.blogspot.com/

Sur la série Star Trek :

- consultez les articles parus sur le sujet sur Wikipedia, en français et/ou en anglais

- jetez un oeil au site officiel : http://www.startrek.com/

- consultez les bases encyclopédiques Memory Alpha et Memory Beta. La première ne propose que des sources officielles et "canoniques" tandis que la seconde, plus exhaustive propose des informations à la fois reconnues et controversées par les fans. Sachez qu'il en existe bien d'autres (Memory GAmma, l'encyclopédie Klingon, etc.), toutes parues sur Wikipedia, à découvrir ICI.

- Enfin, le site de la chaine télévisée CBS propose de visualiser gratuitement des épisodes de la série originale, en streaming. A essayer  

 

- Last but not least, plusieurs jeux vidéo ont exploré l'univers de la série. Parmi eux, le dernier en date, Star Trek Online, sera un MMORPG


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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 20:00
Monument du genre "RPG" sur console. Incontestable succès de l'industrie vidéoludique. Figure de proue exemplaire de la Fantasy asiatique, de son originalité et de ses partis pris esthétiques. Saga mythique, qui déchaîne les passions et a ses détracteurs et ses fans irréductibles. FINAL FANTASY est tout celà à la fois.


amano.jpg 

Une série à la fois décriée et encensée, riche, complexe, enrichie à chaque épisode, ludique en diable, possédant maints atouts (mais aussi défauts) et qui a su passer avec succès le cap du portage sur des consoles "Next Generation" là où tant d'autres de ses concurrents (les sagas des "Fantasy Star", "Lufia" et autres "Ys") restèrent sur la touche, cantonnés à la vénération de fans irréductibles, redécouvrant leurs jeux fétiches par le biais salvateur des émulateurs PC.


FINAL FANTASY, donc, survécut au portage sur consoles dernier cri. Les investissements financiers du studio Square Enix permirent à la série de bénéficier de graphismes toujours plus beaux, d'effets spéciaux toujours plus époustouflants, de visuels toujours plus grandioses.


cloud-and-red-xiii.jpgEtonnemment, en dépit de son univers sans cesse remanié et amélioré à chaque épisode (car oui, même si les noms changent, même si les décors différent et même si les divers niveaux de technologie et de magie ne correspondent pas d'un jeu à un autre, c'est bien le "même" univers, peu ou prou, qui se dessine, avec ses archétypes et divinités récurrentes) n'a jamais su se développer correctement sur d'autres supports.
- Le film "Final Fantasy : les créatures de l'esprit" reçut de mauvaises critiques à sa sortie.
- Les adaptations en manga restèrent marginales.
- Le MMORPG (Final Fantasy XI) ne sut pas convaincre.

Enfin, aucun jeu de société ne vit le jour, du moins dans nos contrées : point de jeu de plateau, ni de jeux de cartes à collectionner. Encore moins de jeux de rôles. Les vrais ! Les "Pen and Paper" comme disent les américains, ceux que nous aimons tant et qui se jouent avec des stylos, du papier et des dés.


Face à cet étonnant désistement, des fans retroussèrent leurs manches et créérent "leurs" JDRA estampillés Final Fantasy. Histoire de prolonger autour d'une table, avec ses amis, l'ambiance onirique et lyrique des opus du géant Squaresoft - Enix.


I. RETURNER'S FINAL FANTASY RPG :

Parmi eux, le plus important est sans aucun doute 
RETURNER'S FINAL FANTASY RPG (ou RFF-RPG pour faire plus court). 

Développé par toute une équipe rassemblée sur le net (une douzaine de développeurs, plus d'une cinquantaine de joueurs ayant testé le jeu, à peu près autant de contributeurs), et bénéficiant de trois éditions, RFF-RPG bénéficie de plusieurs suppléments et d'une longue expérience : près de onze années !

Le résultat est éloquent : un JDRA complet de 418 pages, sous la forme d'un fichier zippé de 5MO ! Ses règles, archi-complètes, couvrent et simulent l'ensemble des épisodes de la saga, jusqu'au numéro XII ("
Revenant Wings") inclus !
- Vous souhaitez parcourir le monde à dos de Chocobo (jetez un coup d'oeil
ICI par exemple) ? Accordé.
- Jouer un Moogle (page 52) ?
- Ou un "Swordmaster" (comme Cloud - cf. p. 78) ? OK, c'est possible.
- Invoquer Pandemonium (p. 359) ou Bahamut lors du combat final contre le "boss" du donjon (p. 339) ? No problemo !


FFV_characters_Amano.jpg


J'aurais beaucoup de mal à rester neutre devant la qualité du travail accompli et d'ailleurs, fidèle à moi-même, je ne tenterais même pas (je suis et reste 100% subjectif
). RFF-RPG est une mine d'or! L'univers, les thèmes de la saga FINAL FANTASY sont expliqués au néophyte. Les règles sont archi-complètes et divisées en deux parties :
- les règles "de base, qui vont jusqu'à la page 283 (ouf ! ).
- A partir de la page 284, viennent les "annexes". En fait, des règles optionnelles sur la technologie, la création de monstres, les invocations divines, etcetera, que le MJ choisira ou pas d'inclure dans sa campagne.

La présentation est exemplaire. La maquette est claire, nette et lisible. Chaque chapitre est ouvert par une citation d'un des personnages importants des jeux vidéos (Barret Wallace, Balthier, Squall Leonheart, Vincent Valentine, etc). Les exemples abondent afin de mieux appréhender les mécanismes du jeu. 


Plusieurs éléments étonnent le rôliste habitué à des JDR "classiques". Ainsi, le jeu permet aux PJ de monter jusqu'au niveau 99 (soit 2.425.500 XP) ! De même, les dégâts peuvent bénéficier dans certains cas de multiplicateurs aux dommages ! Là, le but est clair : il s'agit bel et bien de simuler l'ambiance et l'atmosphère qui règne dans les jeux vidéos. Un exemple de partie, page 27, le montre bien : après avoir battu un monstre, le MJ déclare tout de suite aux PJ le nombre de XP et de GIL (la monnaie universelle du jeu) gagnés ! Eh oui, comme dans les jeux vidéos, le fait de tuer un crapaud géant fait gagner des XP et d'la thune !  On pourra lever les yeux au ciel mais cela colle bien à ce que l'on voit dans les jeux vidéos, pas seulement japonais (avez-vous déjà joué à Diablo II ?). En tout cas, voilà un élément qui se prête bien à la parodie. 


Dans la rubrique "RULES", le rôliste averti trouvera donc :
- les règles complètes.  
- un bestiaire, le "Tome of Monsters", en cours de rédaction (l'exemplaire que j'ai voulu télécharger n'étant pas bon, je suppose que le fichier pdf doit être en cours de remaniement) 

Deux autre suppléments sont prévus :
- "Gran Grimoire : the book of sorcery" proposera de nouvelles options pour les lanceurs de sorts.
- "Ivalice : world of conflict", quant à lui, détaillera l'univers d'IVALICE, popularisé par "Final Fantasy Tactics" et repris dans "FF XII : Revenant Wings"

Final-Fantasy-12-Revenant-Wings-1612.jpg


Egalement, rassemblés dans la
rubrique "RESSOURCES", le MJ aura à sa disposition diverses aides de jeu : générateurs de monstres et d'équipement (au format excel), feuilles de personnages, etc. A noter aussi : l'existence d'un "Beginner's Guide" pour les néophytes et d'une Foire aux Questions


final fantasy 12 1Finalement, vous pourrez découvrir des WORLDBOOKS reprenant les univers de plusieurs jeux vidéos. Certains liens sont caduques, hélas. Néanmoins, en cherchant bien, on peut trouver quelques perles. Par exemple, le "
 Shining Force Worldbook". Ou encore le "Final Fantasy IV Worldbook". Enfin, ne négligez pas la rubrique "FFRPG Archives". Vous devriez y trouver quelques articles et créations intéressantes.

Seule grosse déception : il n'y a pas de scénarios officiels de proposés aux joueurs. A chaque MJ de retrousser ses manches à son tour et de créer ses histoires.

Dommage... D'autant plus que RFF-RPG propose une campagne complète intitulée "
Triumph of the Returners" vouée à entraîner les PJ du niveau 1 au niveau 65 (petit rappel aux rôlistes "classiques" : on parle ici de Final Fantasy et de jeux vidéos. Ne vous laissez pas impressionner par les chiffres). Présentée sous la forme d'un Wiki, cette campagne fournit un monde entier, avec ses PNJ, ses organisations importantes, ses secrets à dévoiler, etc. Hélas ! Il n'y a pas de scénarios écrits. En effet, la campagne se joue online en passant par des canaux IRC (Internet Relay Chat). Un choix qui doit faire le bonheur de ses pratiquants mais qui nous prive de scénarios intéressants à faire jouer. Peut-être le jeu connaîtra-t-il une évolution de ce côté-là ?



II. ZODIAC :

Outsider sérieux, 
ZODIAC FINAL FANTASY RPG, est lui aussi développé par une équipe de fans dévoués. Largement remanié, ce JDRA a connu trois éditions. La dernière (la V3.103, mise en ligne sur le web en 2007) se présente sous la forme d'un "Core rulebook" de 63 pages, qui contient tout le nécessaire pour jouer : création de personnages, gestion des pouvoirs spéciaux (nommés "Techs") et de la magie, armes et armures, objets magiques, expérience, règles pour créer ses propres monstres, etc. On est donc dans une démarche inverse du RETURNER'S FINAL FANTASY RPG l'exhaustivité n'étant pas recherchée.

Neanmoins, là encore, le jeu chercher à reproduire fidèlement l'ambiance des jeux vidéos, jusque dans les scores extrêmes que peuvent atteindre des combattants durant un combat. Faire 400 points de dommages avec une épée longue contre un boss de fin de niveau (mettons un cyclope, par exemple, ou une chimère) qui a 20.000 PV est tout à fait possible avec ce jeu.



Final-Fantasy-X-Kimahri-Ronso-880.jpg


A ce "socle initial" viennent se superposer divers suppléments :
feuilles de personnage et tables récapitulatives, suppléments décrivant de nombreux monstres et objets "pré-créés" et bien entendu des Worldbooks qui, cette fois, décrivent des univers-maison, prêts à jouer, et non des univers tirés des jeux vidéos. Idée très sympa, chaque "worldbook" est en fait décrit dans un forum, où chacun dépose ses idées, interagit avec d'autres fans-rôlistes, échange... Pas de PDF de disponible, par contre, ce me semble, mais peut-être faut-il s'inscrire ? En tout cas, les nombreuses propositions faites par des fans sont intéressantes et témoignent d'un certain intérêt pour le système.


En l'état, ZODIAC mérite néanmoins l'attention de tout fan de la saga et des RPG sur console en général. Le site RPG.net lui adresse même une critique élogieuse, insistant sur "l'aspect équilibré des règles", digne d'un GURPS ou HERO SYSTEM. C'est dire !


III.
FINAL FANTASY VII RPG :

    
cloud_shinra_1024_768.jpgEn français dans le texte, ce JDRA se distingue de ses deux prédécesseurs par plusieurs points :
- tout d'abord, c'est l'oeuvre d'une seule personne et non d'une "team" coordonnée autour d'un projet au long cours.
- ensuite, c'est là un JDRA centré sur un seul des jeux de la série, le mythique Final Fantasy VII.
- Enfin, le but ici est de développer l'univers et les thèmes de ce jeu vidéo, non de réaliser un système "générique" qui puisse s'appliquer aux autres FINAL FANTASY existants. L'attachement aux thématiques abordées (l'écologie, le respect de la nature, les exactions de la corporation Shinra, etc.) est prépondérant par rapport à la retranscription autour d'une table des mécanismes du jeu vidéo.


Par bien des aspects, voilà donc un JDRA bien sympathique, écrit par un véritable passionné du jeu. Le site est superbe, très bien documenté et bénéficie d'images tirées du jeu. De même, des musiques elles aussi issues du jeu vidéo peuvent être entendues en fond sonore. Il y a là une volonté d'immersion qui titille l'imagination. On sent dans tout cela un travail acharné et sincère. Une passion qui attire le respect. Bref, chapeau bas à l'auteur.  

re-13-final-fantasy-7.jpgPour en savoir plus, je vous invite à vous rendre dans la rubrique "TELECHARGEMENTS" où vous pourrez télécharger les règles du jeu ainsi que plusieurs livrets d'univers :
- "le livre de MIDGAR",
- "le livre de JUNON",
- "le livre de KALM",
- et enfin "le livre des prairies".

Joie et bonheur : des scénarios sont aussi disponibles : "Une semaine à Midgar" et "Avalanche". Bref, un site ultra-complet et un jeu qui valent tous deux le détour. Ah ! Si tous les jeux de la licence pouvaient bénéficier d'un tel soin !


IV. Et pour quelques JDR de plus...
 



Avons-nous fait là le tour de la question ? Non, loin s'en faut ! D'autres adaptations existent, tel Final Fantasy Saga, basé sur le système "Saga" de Star Wars D20.

Présenté sous la forme d'un Wiki, Final Fantasy Saga propose tout le nécessaire pour jouer dans le monde d'Ivalice (à priori, le setting le plus complet), de Gaïa (en cours de développement) ou encore de Spira. Au passage, puisque je vous parle de Wiki, jetez donc un oeil sur Final Fantasy.Wikia.com. Avec 12.000 articles d'édités, c'est une vraie mine d'or où vous pourrez toujours pécher des informations utiles.


Enfin, ce tour de la question serait incomplet si je ne parlais pas, fut-ce brièvement, des systèmes de JDR cherchant à recréer une ambiance "manga". Nombre d'entre eux peuvent en effet recréer l'ambiance des jeux de Square Enix. Il ne vous reste plus en fait qu'à les tester pour vous faire votre propre opinion.

Rapide tour d'horizon :

-
BESM 3rd Edition : mythique, BESM fut probablement le premier JDR à vouloir retranscrire autour d'une table de jeu l'ambiance des mangas tant papier que vidéo. Système générique et universel, simple d'utilisation (2D6 suffisent à résoudre toutes les actions), le système a été profondément remanié au fil de ses différentes incarnations et fut longtemps le jeu phare de l'éditeur canadien Guardians of Order.

BESM est véritablement un jeu formidable, qui permet de jouer dans toutes les ambiances possibles : horreur, fantasy, super-héros, parodie, SF, avec ou sans mecha, avec ou sans monstres démoniaques, etc. Son seul défaut ? Un système de création à la
GURPS / HERO SYSTEM. Le joueur commence avec un pool de points (300 le plus souvent) avec lequel il devra tout acheter : caractéristiques, compétences, pouvoirs spéciaux, équipement, etc. Certains rôlistes adorent. D'autres détestent franchement, à cause du temps nécessaire pour créer un personnage. Pour le reste, l'équilibre du jeu et sa versatilité lui permettent de vous faire jouer dans tous les styles de jeu possibles : des petits animaux qui parlent ("le vent dans les saules RPG" ? pourquoi pas ?) aux dieux cosmiques capables de détruire des planètes.

Hélas, Guardians of Order mit la clé sous la porte et le jeu fut racheté par Arthaus (une branche de White Wolf) qui ne fait aucun effort pour développer le jeu. C'est d'autant plus dommage que la troisième et dernière édition du jeu est superbe, tout en couleurs, très bien conçue et achevée. Si vous lisez l'anglais et aimez les jeux à la
GURPS, foncez sur BESM : c'est un formidable jeu et un très bon investissement.   


- Créé par Guardians of Order justement, BESM D20 fut une adaptation du D20 system au genre manga. Aujourd'hui épuisé, le livre survit sur Internet grâce à la mise à disposition gratuite du corpus de règles : AnimeD20Srd contient donc tout le nécessaire pour jouer "manga" avec les règles de D&D. Etonnant, non ?


- Rival et successeur de BESM, OVA (Open Versatile Anime) System est un petit JDR (128 pages seulement) qui a bénéficié de critiques élogieuses, notamment sur le site du GROG. Superbe et tout en couleurs, le jeu se veut plus simple, plus facile d'accès que BESM. Un kit de démo (21 pages) existe afin de vous donner une idée de son contenu. A télécharger (ainsi que plusieurs autres goodies) sur le site de l'éditeur : wiseturtle.com. A noter la publication prochaine d'un supplément "Fantasy" de 96 pages.


Zen and the Art of Mayhem 2nd Ed. est un autre jeu générique et universel. Ce JDRA de 95 pages bénéficie de plusieurs suppléments (la magie, le Ki, les combats façon shonen Manga, la création de mondes, etc.) et d'un travail soigné.


- Enfin, autre JDRA, cette fois-ci tout en français,
Manga Delirium va bientôt connaître une troisième édition, actuellement en beta-test. Le jeu est disponible en format Word, ce qui veut dire que vous avez la possibilité de modifier la présentation du jeu comme bon vous semble (police de caractère plus petite, plus grande, présentation sur 1, 2 ou 3 colonnes, insert d'images de votre choix, etc.) et d'y insérer vos règles maison. Un mail existe si vous souhaitez participer à l'élaboration de la Troisième édition, apporter vos idées, vos commentaires, vos suggestions. Si Manga Delirium propose son univers maison, il est tout à fait possible de détourner les règles afin d'adapter l'un des jeux Final Fantasy, celui qui aura votre préférence. A vous de voir. Mais la liberté d'utilisation de ce dernier offre bien des avantages pour le MJ.


- Ce tour d'horizon est forcément incomplet et je suis persuadé qu'il existe d'autres JDR ou JDRA qui sauront combler vos attentes. Je ne l'écrirai jamais assez, il existe une quantité assez phénoménale de JDR et JDRA génériques et universels (Fuzion, qui fut utilisé pour créer un Lodoss War JDRA (à découvrir aussi en cliquant ICI), le formidable FUDGE, le dK SystemSavage WorldsBasic RPS, le génial D6 System ressuscité et bien d'autres encore).
      

CONCLUSION ?


FINAL FANTASY vous attend. Vous étiez/êtes encore fans de l'un des épisodes de la série ? De la saga toute entière ? Des RPG sur console ? Vous souhaitez retrouver cette ambiance fun et délirante avec vos amis ? Eh bien, le net vous ouvre sa malle aux trésors. Cherchez, downloadez, lisez, testez et surtout amusez-vous. Je vous souhaite des aventures épiques à souhait, pleines de rebondissements et d'action.


BONS JEUX A TOUS ET A TOUTES ! 



POUR EN SAVOIR PLUS :

Les illustrations utilisées pour cet articles sont toutes signées Yoshitaka Amano. Cet artiste au style inimitable, si particulier, a travaillé comme character designer pour de nombreuses séries animées telles que Gatchaman (G-Force), Tom Sawyer, ou encore "The Time Bokan". Il a également créé de nombreuses couvertures de magazines et illustrations pour des jeux vidéos. Son travail sur les Final Fantasy lui a permis d'aquérir une renommée internationale et a joué un rôle essentiel dans l'exposition de son oeuvre.


Les sites consacrés à Final Fantasy sont légion. Je me contenterai de recommander :
- les articles parus sur Wikipedia, très complets et riches en informations de toute sorte, à découvrir ICI.
- et les sites Final Fantasy World et Final Fantasy Dream, tous deux en français. 

Et pour en savoir encore d'avantage, eh bien, chers amis...


... Bon surf sur le WORLD WIDE WEB !

    


 

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 17:50



Avec la sortie le 13 mars prochain de son cinquième volet et celle du film d'animation "Degeneration", directement en DVD et Blu-Ray Disc, la saga "Resident Evil" revient en force en ce début d'année 2009.

L'occasion idéale, donc, pour parler des deux JDRA existants, parus en français, et prenant pour cadre cet univers fantastique ô combien original.


I. DISSECTION D'UN SUCCES :


Car "Resident Evil" (j'emploierai pour la suite de cet article le titre générique, par souci de commodité, sans préciser les épisodes) est bien plus qu'un "simple" jeu vidéo d'épouvante.

Tout d'abord, parce que la saga fut à elle seule la génitrice du genre "Survival Horror" sur console et PC. Un genre novateur, au même titre que les FPS ("First Person Shooter") et RTS ("Real Time Strategy"). Et qui donna naissance à des jeux phares : les "Parasite Eve" (I et II), "Obscure", "Bioshock" (défini par les gamers comme un crossover entre FPS et Survival Horror), "F.E.A.R." (I et II), et bien d'autres encore, dont la mythique série des "Silent Hill".

Ensuite, parce qu'en mélangeant technologie et horreur, la saga s'est dôtée d'un réalisme, d'une consistance, et d'une épaisseur incontestables. Prenons comme exemples les 2 premiers volets du nom, sortis sur Playstation.



L'exploration d'un manoir, archétype de la maison "hantée" (dans "Resident Evil I"), puis, celle d'une ville envahie par les monstres (dans "Resident Evil II"), servirent de prétexte pour mettre en scène tout un bestiaire horrifique, digne de Donjons & Dragons : des zombies, nombreux et affamés, mais aussi des chiens zombies, des requins (1 en tout cas), des araignées géantes (grosses comme des voitures ! Brrr...), des plantes vivantes carnivores, des crocodiles géants, des nuées de corbeaux psychopathes (un clin d'oeil aux "Oiseaux" d'Alfred Hitchcock ?)... Enfin, toute une armada de parasites répugnants "à-la-David-Cronenberg" et de monstres mutants aussi hideux que résistants. Des aberrations contre-nature, des monstruosités hors-norme. Toutes causées par les infâmes expériences de manipulation génétique des laboratoires "pharmaceutiques" Umbrella.


Génétique ! Le mot est lâché. En basant les récits des "Resident Evil" sur les méfaits commis par cette méga-corporation, dont la vraie spécialité est la recherche militaire, les scénaristes apportaient une explication cohérente à ce macabre défilé de créatures cauchemardesques.

Surtout, ce thème de la recherche génétique et de ses dérives permet à la saga d'aborder d'autres genres que la simple épouvante :
- science-fiction/anticipation : puisque l'existence des monstres s'explique "scientifiquement", par la propagation de virus bactériologiques ; 
- théorie du complôt : par exemple, dans "Resident Evil II", le virus est lâché dans la nature à des fins de "tests grandeur nature" (sic !) ;
- action : chaque volet de la saga permet au joueur de se procurer un arsenal conséquent et proposes ses scènes de combats épiques contre des "boss" (d'ores et déjà, les critiques promettent des scènes dignes de "La chute du Faucon noir", pour l'épisode 5 !) ; 
- espionnage : les actions d'Umbrella sont menées dans l'ombre. Et la corporation dispose d'une armée privée pour se protéger ;
- polar/enquête/mystère : dans chaque épisode, il s'agit pour les joueurs de découvrir ce qui se passe, de reconstituer les événements passés. Quels complots se trament dans l'ombre ? Qui en est l'auteur ? etc. ;
- cyberpunk, enfin. Ou plutôt une sorte de "pré-cyberpunk", avec le choix comme "méchant" principal d'une multinationale arriviste et corrompue, dont l'arme principale est l'usage intensif d'une technologie de pointe, et qui cherche à s'affranchir de l'autorité des états traditionnels. En l'occurence, ici, Umbrella se retrouve secrètement en guerre contre... Le gouvernement des Etats-Unis ! Ce dernier finissant même par employer l'arme nucléaire pour raser la ville de Raccoon City, infestée par les virus d'Umbrella, et ainsi, empêcher leur propagation.

Pour que la description soit complète, n'oublions pas de préciser qu'un look manga (jeu vidéo japonais oblige) est présent tout au long de la saga, dans le design des personnages (les héros comme leurs adversaires), de leurs costumes, des monstres qu'ils affrontent.

Finalement, non seulement ce mélange des genres fonctionne parfaitement mais en plus, il apporte à la série une personnalité et une originalité indéniables. Bref, "Resident Evil" ne ressemble à aucun autre jeu. L'inverse étant moins vrai.


 

II. "HEY ! IT'S UP TO US TO TAKE OUT UMBRELLA" - extrait de "Credit Line of Whole staff", Biohazard 2 O.S.T.


Deux JDRA (Jeux De Rôles Amateurs), parus sur la toile, et tous deux en français, permettent d'explorer l'univers de "Resident Evil", les environs de Raccoon City et les laboratoires secrets d'Umbrella, et surtout d'y affronter les horreurs créées par ses savants fous : l'immonde "Licker", le redoutable "Nemesis" (faites un plein stock de grenades !), et naturellement, les hordes de zombies putréfiés, avides de chair humaine qui s'élancent déjà à votre rencontre pour vous enlacer "affectueusement". Ce sont Resident Evil RPG et Biohazard D20.

Deux remarques avant d'aller plus loin :
- tous deux remontent (déjà ?) à 2004 et ne prennent donc pas en compte les derniers développements de la saga (les épisodes 4 et 5 notamment) ;
- le développement des deux JDR se fit en même temps et de toute évidence, dans une atmosphère de coopération et d'entraide mutuelle. Ainsi, Tiamat (auteur de Biohazard D20) remercie Yno (auteur de Resident Evil RPG) dans les crédits et signale lui avoir emprunté plusieurs textes, avec son autorisation. De ce fait, certains chapitres (comme la Chronologie) sont quasi-identiques. Seules les règles différent réellement. Bref, une réelle collaboration entre les deux auteurs qui ne nuit nullement à la qualité de leurs jeux respectifs, bien au contraire.



Examinons-les plus en détail :

1. Resident Evil RPG, disponible sur le site d'Yno,
www.xperyments.com/. Fort de ses 73 pages, Resident Evil RPG propose aux joueurs de jouer des "deux côtés de la barrière". Les règles donnent toutes les informations nécessaires pour jouer des membres du S.T.A.R.S (l'équipe d'intervention qui explore le manoir du premier épisode, et dont les membres survivants deviendront des ennemis récurrents d'Umbrella Corp.). Mais aussi des mercenaires au service d'Umbrella, de simples scientifiques travaillant pour cette compagnie, des agents secrets au service d'états ou d'autres multinationales, des officiers de police, des militaires et même (pourquoi pas ?) de simples civils.
Cette polyvalence permet ainsi au MJ d'envisager une multitude de scénarios, voire de raconter une même histoire, mais vue sous différents angles, à l'instar du "Resident Evil II", par exemple. Tous les genres peuvent être envisagés, de l'horreur pure (imaginez-vous jouer un citoyen ordinaire, sans armes, cherchant à protéger sa famille dans une Raccoon City dévastée par les mort-vivants) à l'action tonitruante (à vous les assauts surarmés et les actions commandos menées contre les laboratoires secrets d'Umbrella) en passant par les scénarios de pur espionnage (saurez-vous récupérer les CD-Rom de données top secret sans vous faire capturer ?).

Bref, un excellent jeu, servi par des règles très simples : 6 caractéristiques, 12 compétences, et l'ensemble des tests se fait sous 2D6. Des règles basiques, simples, et s'effaçant au profit du roleplaying et de l'ambiance. En plus des règles de base, vous trouverez sur le site d'Yno :
- le nécessaire pour confectionner l'écran du jeu (en 3 volets, avec de superbes images tirées du jeu vidéo) ;
- une aide de jeu consacrée aux armes de guerre (avec photos, pour les poètes !) ;
- et "la reine de la vallée bénie des immortels", un synopsis de scénario, ma foi fort intéressant.

A noter qu'Yno, définitivement un grand fan d'épouvante, est également l'auteur des JDR Patient 13 (publié par John Doe), Reservoir Bats,
le Syndrome de Babylone, Silent Hill et 30 Jours de nuit (disponibles ici).
Il est également l'auteur du futur
Notre Tombeau, jeu-campagne en 12 épisodes, à paraître début mars , toujours chez John Doe, dans leur collection "Dead on Arrival". Bref, un auteur à suivre !




2. Biohazard D20, disponible sur le site "l'Antre de Tiamat" (
http://tiamat64.free.fr/). Un peu moins épais (60 pages), ce deuxième JDRA bénéficie d'une superbe maquette, toute en couleurs. Surtout, il propose toutes les règles nécessaires pour jouer dans l'univers si particulier des jeux vidéos avec les règles D20 Modern. De ce fait, il devient de facto utilisable avec d'autres systèmes de règles : le DK system, True20 voire Savage Worlds. Le tout, avec un minimum de travail.


III. UN MONDE AU BORD DU GOUFFRE


Ainsi que nous venons de le voir, Resident Evil ne se limite pas à des histoires de survie horrifique, contrairement aux films de Georges A. Romero ("Night of the Living Dead", "Zombie", etc.) qui servirent de modèle au créateur initial du premier opus, M. Shinji Mikami.

En décrivant un univers sombre et paranoïaque, gangréné de l'intérieur par une science devenue folle, la saga a su développer une histoire forte, pleine de rebondissements et de coups de théâtre, faite de complots terrifiants et de brusques flambées de violence.

Face aux héros de la saga, si humains et dont on suit les pérégrinations et l'évolution individuelle au fil des épisodes, "Resident Evil" met en scène des multinationales aussi immorales que malfaisantes. Des entités froides, inhumaines et sans visage, aux ramifications tentaculaires. Obsédées par le pouvoir, ces corporations avides et sans scrupule menacent à chaque épisode de causer la fin du monde, rien de moins !

Avec cette idée géniale qui fait mouche et donne sa saveur toute particulière aux jeux, Resident Evil se hisse au rang des meilleures oeuvres d'épouvante et tutoie les créations démentes d'un Howard Philip Lovecraft (avis aux connaisseurs : remplacez "Cthulhu" ou "Nyarlathotep" par "Umbrella". Que voyez-vous ?). Pour vous en convaincre, jetez donc un oeil aux trailers de l'épisode 5. Vous y appercevrez des entités de cauchemar, gigantesques et lovercraftiennes en diable. Des monstres engendrés par la folie des hommes.

La. Fin. Est. Proche.


Saurez-vous l'empêcher ? Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, alors...


... Bons downloads et bons jeux !




 

Bonus : voulez-vous en savoir plus ?

Sur Resident Evil 5 :

- Visitez le site officiel du jeu : http://www.residentevil.com/

- "Virus Magazine", mensuel consacré aux jeux vidéos a récemment sorti un hors-série sur la saga, qui servit de point de départ à cet article. Pour 1,90€, vous trouverez quantité d'informations, accompagnées d'images saisissantes, idéales à montrer à vos joueurs ("soudain, vous voyez ça apparaître en face de vous").


Sur les premiers épisodes de la saga :

Les sites suivants sont cités dans Biohazard D20 et dans Resident evil RPG. Vous pouvez donc les visiter en toute confiance et y rechercher toutes les informations que vous souhaitez. Bonne chasse !

- www.thelast-escape.com
- www.white-umbrella.fr.st
- www.survivhor.com
- www.templebiohazard.com
- www.biohazardfrance.com
- www.capcom-europe.com/residentevil

 


A lire :

Il existe quantité de documents word et pdf disponibles sur internet : des novellisations écrites par des fans, des guides de jeux, listant les solutions et cheat codes... Mais s'il fallait n'en choisir qu'un, ce serait le formidable "Diary of Genesis" et ses 256 pages écrites en français et bourrées d'informations. Un must à télécharger !

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:59

J'ai toujours aimé les celtes. Je ne sais pas trop d'où ça me vient. Si ça a quelque chose à voir avec Astérix et Obélix (la BD cultissime d'Uderzo et Goscinny ; pas les pénibles adaptations ratées en films, jeux vidéos, etc). Ou si ça remonte à ma découverte du formidable Premières Légendes Celtiques, merveilleusement écrit et documenté, superbement illustré (notamment par Didier Guiserix, eh oui !). A moins que ce ne soit la mythique phrase "Nos ancêtres les gaulois..." qui ouvrait les livres d'histoire d'antan, ceux-là même que nos grand-parents étudièrent sur les bancs de l'école ? Allez savoir...


Toujours est-il que leur civilisation m'a toujours fasciné, à la fois guerrière et spirituelle, polythéiste et raffinée, nimbée de mystères. Une civilisation oubliée, peu connue, conspuée par la propagande romaine (après tout, les celtes mirent à sac Rome. Offense suprême !), mais qui s'étendit à travers toute l'Europe et fut l'une des premières (si ce n'est la première) à maîtriser le fer.


Une civilisation, enfin, dont les contes et légendes survécurent à l'épreuve du temps, malgré la romanisation, puis le christianisme. Paradoxe ? En apparence, seulement.
En effet, les romains pratiquèrent le
syncrétisme de leurs croyances avec celles des peuples conquis. Taranis, dieu de la foudre, fut ainsi assimilé à Jupiter, Bélénos à Apollon, etc. Les exemples abondent.
Plus tard, ce furent les moines chrétiens qui préservèrent les récits anciens (par exemple, ceux des
Tuatha de Dannan irlandais et leurs irréductibles ennemis, les Fomoirés) en les compilant. Quant au Mythe Arthurien, l'influence celte est si présente dans ces récits, qu'elle a fait l'objet d'études universitaires.


I. LES AUTRES JEUX DE RÔLE :


A) EN FRANCE :


Bref, une culture riche qui se prête admirablement à l'adaptation au Jeu de Rôle. Malheureusement, peu de créations existent pour rassasier l'apétit du rôliste "celtophile". En France, Légendes puis Premières Légendes (une version simplifiée), hélas épuisés, restent à ce jour inégalés : règles précises, détaillées et "simulationnistes", description détaillée de l'univers et des mythes et légendes celtes, riche bibliographie et surtout plusieurs scénarios de qualité.. Il y eut même une campagne épique intitulée "Le signe du Serpent". Bref, à tous les niveaux, Premières Légendes Celtiques est un choix incontournable. A noter qu'en son temps, la gamme fut soutenue par un fanzine, apparemment défunt (toutes mes recherches sur le net n'ont pas abouti) : "L'antre du Dragon".

En dehors de ce jeu, il n'y a guère que l'extension "Cuchulainn, le chien du Forgeron", pour l'excellent JDR Trinités, qui soit parue récemment.

Enfin, du côté des JDRA, tous les espoirs reposent sur une éventuelle version professionnelle de Némédia, auparavant édité par la
Boîte à Polpette, mais dont la diffusion jusque là n'aura été que trop confidentielle. Sa nouvelle édition devait paraître sous le label d'Iceberg Editions, mais hélas, l'affaire semble au point mort aujourd'hui. Heureusement, Némédia reste vivant à travers son blog dédié. Wait and see, donc...


B) HORS DE NOS FRONTIERES :

On retiendra essentiellement 
GURPS Celtic Myth (au fait : les livres de civilisation de GURPS sont de véritables mines d'idées et une excellente "base de départ" pour tout MJ souhaitant explorer en JDR une civilisation passée).

Surtout, on retiendra Slaine, adaptation de la BD éponyme, publiée par 2000 AD.
Slaine est sans aucun doute la création la plus personnelle du
scénariste Pat Mills (avec le délirant Marshall Law). Peut-être son chef-d'oeuvre ?

Passionnante, la série raconte les aventures épiques de ce guerrier invincible, possédant le don du "spasme de furie", maniant à deux mains une impressionnante hache de bataille et affrontant des légions d'ennemis.
Concernant la BD, une traduction française, magnifiée par les dessins hallucinés de
Simon Bisley fut diffusée en France grâce aux défuntes éditions Zenda.

Pour en revenir au jeu de rôle, deux versions existent : la première basée sur le D20 system, la seconde, sur l'inoxydable Basic RPS (rien d'étonnant à celà, l'éditeur, Mongoose Publishing, étant l'actuel diffuseur de Runequest). 

Slaine RPG
mérite d'autant plus notre attention qu'il fut accompagné de plusieurs suppléments et scénarios, y compris sur le magazine officiel de l'éditeur, l'excellent "Signs & Portents". 


II. CHEZ SAVAGE WORLDS :


A mon grand plaisir, trois conversions pour Savage Worlds existent, toutes trois disponible sur
savageheroes.com (d'emblée, j'écarte le trop médiocre Savage Pendragon de cette liste), tout à fait intéressantes et dignes d'intérêt. Voici donc un rapide tour d'horizon :

- A tout seigneur, tout honneur, commençons par Mythic Ireland.
Ecrit par John Briquelet, cette conversion de 30 pages bénéficie d'une excellente présentation (encore que... Je trouve personnellement que la police choisie n'offre pas un confort de lecture optimal), rehaussée par des illustrations couleur fort évocatrices, essentiellement des scènes de bataille.

Très bien documenté (les prononciations sont même fournies), le document fournit l'essentiel pour jouer des personnages celtes avec les règles du jeu de Shane Stacy Hensley.
Atouts, défauts, nouveaux pouvoirs, importance des Druides, des Geas (des interdits magiques que le personnage doit respecter en échange de capacités accrues), bestiaire, liste de noms typiques... Seul manque un (des) scénario(s) pour accompagner le jeu. Une constante chez nos amis américains, hélas.

- tout aussi intéressant et bien fait, Savage World of Slaine, par Hans Holmgren, donne toutes les clés (en 39 pages) pour pouvoir arpenter à son tour Tir Nan Og. Tribus, armes et équipement, règles spéciales pour le fameux "spasme de furie", importance de l'honneur, de la "part du champion", des trophées, pouvoirs de la terre, etc.

- Enfin, With a Savage Roar, se démarque par son sujet : l'adaptation en JDR d'un
feuilleton télévisé, inédit en France, relatant les conflits opposant les tribus celtes d'Angleterre aux envahisseurs romains. Très court (8 pages seulement), moins "magique" que les deux autres conversions, WaSR peut toujours être incorporé (pourquoi pas ?) à l'un ou l'autre d'entre eux. A noter, pour l'anecdote, que le rôle titre est tenu par le défunt et regretté Heath Ledger (le Joker dans Dark Knight, c'était lui !).


A mon sens, une solution "idéale" serait de combiner Mythic Ireland et Savage World of Slaine. Pris indépendamment, ces deux conversions sont intéressantes. Utilisées conjointement, elles se complètent et peuvent former un seul et même jeu, avec lequel vous pourrez à votre tour arpenter les Terres Jeunes de Tir Nan Og et affronter les ennemis de votre tribu.


Sur ce, je vous souhaite...


... Bons downloads et bons jeux ! 




BONUS : VOULEZ-VOUS EN SAVOIR PLUS ?


I. Bibliographie :

L'avantage indéniable des univers historiques sur ceux purement imaginaires, c'est le foisonnement de sources disponibles, souvent abondamment illustrées. Il y en a pour tous les prix, pour tous les goûts, au point qu'il devient difficile de faire un choix. Voici donc une petite bibliographie non-exhaustive sur le sujet :

- comme d'habitude, Wikipedia propose un
article sur les celtes à la fois très bien écrit et pratique à réutiliser : un petit "copier-coller" dans Word, et hop ! Le tour est joué !

- idéal pour débuter,
L'Europe des Celtes, de Christiane Eluère, bénéficie, comme tous les autres ouvrages de la collection Découvertes Gallimard, d'une iconographie somptueuse, d'un format poche pratique à transporter/manipuler, et d'une bibliographie conséquente. Un magnifique livre et une très belle introduction à la culture de "nos ancêtres les gaulois".

- autre ouvrage pour débuter : la civilisation celtique, co-écrit par Françoise Roux et
Christian J. Guyonvarc'h.

- Beaucoup plus ardu, 
Les royaumes celtiques est un ouvrage passionnant à lire, exhaustif et très bien documenté. Cet ouvrage collectif, fruit de plusieurs années de labeur, mérite de retenir toute votre attention.


2. Deux auteurs à suivre :

- Déjà cité plus haut,
Christian J. Guyonvarc'h, spécialiste des civilisations celtiques, est l'auteur de plusieurs ouvrages spécialisés sur les druides, les fêtes celtiques, les pratiques magiques... Bref, un auteur prolifique et reconnu !

- Autre historien/chercheur de renom qui a consacré de nombreux travaux à la civilisation celtique,
Venceslas Kruta a écrit de nombreux ouvrages, dont le monumental "Les celtes" aux éditions du Chêne.





3. Côté JDR :

S'il ne devait en rester qu'un, que ce soit celui là :
GURPS Celtic Myth fournit une excellente synthèse, très bien écrite, qui vous fournit tous les éléments nécessaires pour entamer une campagne dans l'univers onirique et sauvage des guerriers celtes.
A découvrir sur le site de Steve Jackson Games : "The Brown Men of Innis", un scénario pour
GURPS Celtic Myth
Le site gaming report publia une intéressante critique du jeu.


4. Quelques sites intéressants :

-
http://www.arbre-celtique.com/  est, je cite, "un site consacré à l'étude de la civilisation celtique antique de manière historique et scientifique".

-
Lexilogos propose plusieurs outils de traduction des principales langues celtiques (breton, gaélique irlandais et écossais, gallois et cornique). Vous y trouverez de quoi colorier vos descriptions d'univers et des idées de noms pour des lieux sacrés, des objets magiques, des personnages puissants, etc. 

- L'arbre et la feuille a une approche originale puisqu'il est dédié aux celtes et... Aux arbres ! Un rapprochement moins saugrenu qu'il n'y paraît, la civilisation celtique étant très attachée à la Nature.

Bibracte.fr présente le musée et site archéologique du même nom.

Miltiade, site d'histoire et de stratégie militaire consacre
plusieurs pages à l'Art de la guerre Celte.

- Enfin, déjà évoqué en ces lignes,
le site du JDR Némédia fournit de nombreux liens vers divers autres sites. Parmi ceux-là, j'ai retenu pour vous Le village des Trois Chants, dédié à Légendes Celtiques et Le domaine d'Isegorias, consacré notamment aux légendes bretonnes et surtout, au Petit Peuple.



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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 08:31

Suite aux nombreux commentaires qui ont accompagné mon article sur l'excellent JDRA The Witcher et les échanges d'idées qui s'en sont ensuivis (notamment avec l'auteur, Sywukil/ Merci à lui pour ses nombreuses et pertinentes interventions), l'évidence s'est imposée d'elle-même, au fil des échanges, qu'il existe toute une famille d'univers fantastiques, qui a à son tour inspiré et servi de cadre à maints JDR : à savoir celle des univers "médiévaux-gothiques".

Mais qu'est-ce que le "médiéval-gothique" ? Pour résumer, je dirai que ce serait la synthèse de deux genres majeurs de l'Imaginaire :
le roman Gothique et la Fantasy. Une synthèse d'autant plus réussie que ces deux genres sont voisins et dégagent une troublante familiarité, peut-être dûe à leurs sources réciproques. 

Le "médiéval-gothique" se tient donc à la croisée des chemins, entre la fantasy "classique" (je veux dire : prenant place dans un univers féodal ressemblant fort à notre Europe médiévale) et les films d'horreur de la
Hammer Films qui, eux-mêmes, puisent leur inspiration dans les mouvements romantiques allemand (Goethe, les frères Grimm, Arnim, Caspar David Friedrich...)  et britannique (Byron, Shelley, keats...).



I. Définition du genre :


Plus concrètement, quels traits sont constitutifs d'un univers/JDR "médiéval-gothique" ?

1) Une touche horrifique/macabre plus ou moins "corsée" :

Les univers "médiévaux-gothiques" sont généralement emplis de paysages majestueux... Mais aussi lugubres !
Les montagnes se dressent à pic, semblant déchirer le ciel comme de grandes et monstrueuses griffes... Les ombres s'allongent de façon inquiétante tandis que le jour décline. Les forêts sont sombres, denses et profondes et les loups y hurlent à la (pleine) lune, tandis qu'une bise glaciale souffle sans pitié. La nuit venue, les gens s'empressent de se barricader à double tour dans leurs demeures, le coeur rempli d'effroi... Tandis qu'au dehors des créatures de cauchemar rôdent... En quête de chair fraîche !
Enfin, le matin, c'est une brume angoissante qui recouvre les paysages tel un linceul, obscurcissant le regard. 

Bref, vous l'aurez compris : ici, tout ici est question d'atmosphère. L'angoisse et le macabre règnent en maître au détriment de l'héroïsme parfois naïf de la
High Fantasy. Difficile, impossible même, de ne pas évoquer les écrits d'Edgar Allan Poe, de Bram Stoker ou de Robert E. Howard (Solomon Kane, notamment, mais Howard écrivit maintes histoires d'horreur) comme référents.

2) De troublantes similitudes avec l'histoire :

L'association des mots "gothique" et "médiéval" évoquent irrésistiblement des images de cathédrales majestueuses, d'
architectures complexes et raffinées, d'arches et de voûtes de pierre s'élevant à des dizaines de mètres du sol. Enfin, de forteresses imposantes bâties à flanc de collines et surplombant d'immenses villes médiévales, grouillantes de vie (pour plus d'informations sur l'art gothique, je vous invite à lire les articles parus sur rmn.fr et du site pédagogique de la BNF).

Le lien se fait donc spontanèment et naturellement avec les images / souvenirs / connaissances que nous avons de l'Europe de la fin du Moyen-Age.
Une époque où le "raffinement" des sciences et des technologies, que ce soit dans le domaine des arts, de l'astronomie, de la chirurgie (sans compter les arts de la guerre, avec l'invention de
l'arbalète, des espadons, des premiers canons à poudre, les bombardes) côtoie encore les barbaries et les superstitions de temps plus anciens. Avant l'Humanisme et les lumières de la Renaissance, donc.
Une époque troublée, marquée par les épidémies de peste, par les nombreuses et sanglantes guerres entre royaumes (
celle de Cent ans, celle de la Reconquista espagnole, sans oublier les futures guerre de religion !), par la montée en puissance de l'Inquisition et quantités d'autres choses fort peu joyeuses qui, finalement, inspirent les auteurs (et MJ) et fournissent autant d'occasions d'aventures.

A nouveau, ce sont les aspects angoissants et macabres qui vont dominer les choix narratifs, esthétiques et ludiques des auteurs. Loin des mondes séduisants et manichéens de la High Fantasy, les univers "médiévaux-gothiques" portent les innombrables stigmates d'une
société féodale injuste et inégalitaire, ravagée par la misère morale et humaine.

3) Une magie rare et inquiétante :

Dans sa recherche d'une atmosphére inquiétante, proche des récits d'épouvante, le genre "médiéval-fantastique" va s'affranchir d'une magie trop puissante et trop "facile" d'utilisation. Ceci dans un double but :
- d'une part, déposséder les pesonnages d'une confortable "assurance-vie"  (pas de prêtres-urgentistes pour lancer des sorts de résurrection contre monnaie sonnante et trébuchante ; pas de "magos-lance-flammes" pour rôtir sur commandes les adversaires surnaturels ou non qui assailleraient les héros) ;
- d'autre part, rendre à la Magie sa puissance première. Son aura de mystère, à la fois envoutante et intimidante. Dans les jeux de rôle, celà se traduit par une sévère limitation des pouvoirs accessibles aux PJ, les sortilèges les plus puissants devenant l'apanage exclusif des PNJ. Souvent, des "grands-sorciers-maléfiques-à-l'aura-malsaine" capables des pires atrocités et souvent rendus fous par leurs pratiques impies (Soit dit en pasant, un grand classique de la fantasy qu'auront popularisé les auteurs américains des Pulps. Notamment, la "trinité noire" :
Smith - Lovecraft - Howard).

4) Des héros... Hors-normes :

Face à tous ces dangers (1. paysages mortels et remplis de pièges ; monstres redoutables et bêtes féroces ; 2. épidémies, guerres, intolérance religieuse, etc. 3. Magie entre les mains de redoutables sorciers), les héros des univers "médiévaux-gothiques" ne sont pas comme les autres. Pour pouvoir affronter tous ces périls, il faut des personnages hors-normes, des combattants d'élite, sans peur et sans reproche.

Mais le plus souvent, dans ces univers cruels et sans pitié, cette supériorité du héros (caractérisée par une volonté de fer et/ou le recours à des pouvoirs surnaturels) se pare également d'une certaine ambiguité, voire d'un manque de scrupules. Le héros y revêt souvent le rôle d'un outsider, voire d'un paria.
En marge de la société de son temps, il est affranchi des peurs qui accablent ses contemporains. Seul à même d'affronter les dangers du monde extérieur, il suscite l'incrédulité, la méfiance, voire la haine. Bref, nous sommes là très loin des clichés du paladin sans peur et sans reproche, au front tout auréolé de lumière et à l'armure scintillante. Dans un univers aussi crépusculaire, il ne pouvait en être autrement.





II. Les JDR "médiévaux-gothiques" :


Ainsi, réflexion faite, plusieurs JDR peuvent être regroupés au sein de cette famille ! 

1. Du côté des JDRA:

Nous avons : 

- The Witcher
dont j'ai déjà fait l'éloge ;

-
Shadow Crusade (12 pages, en anglais), de Kobayashi, met en scène les Ombres ("shadows" en VO), des chasseurs de démons, dôtés de pouvoirs monstrueux après avoir été "infusés" avec du sang de démon. L'action se passe dans un monde médiéval-fantastique sombre et désespéré.
Les pouvoirs des Ombres, s'ils leur permettent de "combattre le feu avec le feu" sont aussi une arme à double tranchant, puisqu'ils menacent à tout moment de leur faire perdre le contrôle d'eux-mêmes. A chaque usage de leur pouvoir, ils prennent le risque de devenir des monstres tout aussi sanguinaires que ceux qu'ils pourchassent. Conséquence : ils doivent constamment lutter pour juguler leurs pulsions les plus primaires sous peine de sombrer (= devenir PNJ).

Simple, court (12 pages), évocateur, 
Shadow Crusade tire son inspiration de mangas fantasy glauques et ultra-violents comme Claymore ou encore Berserk. A noter qu'il est basé sur les règles de Dread : the first book of Pandemonium, un JDR d'horreur contemporain résolument orienté vers l'action, et indispensable pour pouvoir jouer. 
Pour ceux qui seraient tentés, Kobayashi a rédigé une
critique fort complète du jeu sur le site de Casus-NO. Il existe aussi un kit de démo du jeu, les "Disciple 12 rules", traduit en français sous le titre de "Manuel de survie technique" (22 pages). 

Enfin, pour ceux qui seraient intéressés/conquis par les règles de Dread, sachez que :
- la "player's section" du jeu est disponible en téléchargement gratuit (soit 141pages !!!) qui reprennent TOUTES les règles essentielles pour pouvoir jouer ! Seuls manquent à l'appel les chapitres du MJ et les scénarios du livre de base (qui totalise 278 pages).
- il existe plusieurs suppléments et une suite du jeu, intitulée Spite : the second book of Pandemonium, devrait sortir ce mois-ci. Bref, un JDR à suivre, assurèment !

- l'excellent Sovereign, édité sur
le site 1km1kt. vous propose quant à lui de jouer des "Suzerains" ("Sovereigns" en VO), des orphelins recueillis et éduqués dans un souci de dévotion fervente et fanatique à l'Empereur. Devenus à l'age adulte des guerriers redoutés, dôtés d'une autorité qui les place (théoriquement) en situation de force, y compris vis à vis des plus hautes autorités de l'Empire, les Suzerains arpentent ce dernier de long en large, ne répondant qu'à une seule autorité. Celle de l'Empereur, leur maître.... Mais les apparences sont plus que trompeuses et vos PJ sont loin d'imaginer ce qui se trame dans l'ombre...

- Du côté de Mythopoetic games, il existe un jeu tout à fait impressionnant et digne d'éloges : Danse Macabre. Totalisant plus de 200 pages avec ses extensions (4 à ce jour), ce JDR d'horreur médiévale, co-écrit par Christopher Johnstone et Dean Suter, propose aux PJ d'incarner des personnages ordinaires, confrontés au surnaturel dans une Europe médiévale, plus fantasmée que réelle, hantée. Très axé roleplay, remarquablement écrit (Christopher Johnstone est auteur de nombreuses fictions, dont certaines peuvent être découvertes sur son site "The Somniloquist"), le jeu permet notamment de simuler les tiraillements de l'âme, entre vertus et pêchés, dans un univers où Dieu et le Diable se disputent les pauvres âmes des mortels. Bref, à lire ab-so-lu-ment (comme tous les autres jeux de Mythopoetic Games, d'ailleurs) !


2. Du côté des JDR du commerce :

Personnellement, je ne vois (pour l'instant !) que deux jeux, mais lesquels !

- l'ancêtre à tous, est naturellement Ravenloft, de TSR. Abondamment développé au fil des années ; extrêmement bien fourni en suppléments ; plébiscité par les fans pour la qualité de son univers ; servi par des romans de qualité (les meilleurs, paraît-il, tirés d'un univers AD&D), Ravenloft est un univers à la saveur unique.
Remarquable d'originalité, il a su dépasser les limites et défauts des règles d'AD&D pour s'imposer dans le coeur des rôlistes comme une référence du JDR anglo-saxon (à l'instar de Planescape ou encore Dark Sun).

Fans de Ravenloft, deux sites s'imposent pour vous, à visiter de toute urgence :
a. l'excellent site Secrets of the Kargatane, qui propose plusieurs netbooks et aventures à télécharger gratuitement, tous gratuits et sous forme de .pdf zippés (en anglais).
b. autre site incontournable pour tous les fans de cet univers macabre,
the Fraternity of Shadows regorge d'aides de jeu qui enthousiasmeront le Maître du Jeu.

- De nombreux aspects thématiques et esthétiques de son univers font également de Warhammer JDRF une source d'inspiration pour bon nombres de JDR "médiévaux-gothiques". Même s'il s'inscrit plus dans le médiéval-fantstique pur et dur, Warhammer JDRF convoque de nombreux éléments gothiques dans son univers. Eléments accentués avec la deuxième édition du jeu.

- 100% gothique, Vampire Dark Ages mérite toute notre attention.
D'une part, pour son orientation horrifique, qui nous permet de passer dans le "camp" des monstres, en jouant des vampires dans un Moyen-Age effrayant, plongé dans les ténèbres.
D'autre part, pour l'époque choisie par ses concepteurs. En effet, l'action se situe entre les XII et XIIIe siècles, en pleine croisade. Un cadre qui permet donc aux MJ ambitieux de mettre en scène le choc entre orient et occident, vu du point de vue de seigneurs vampires surpuissants. A mi-chemin entre le "Dracula" de Francis Ford Coppola (notamment la magnifique scène d'introduction du film) et le "Kingdom of Heaven" de Riddley Scott. En un mot : waouw !!!

Si le jeu n'est hélas plus édité, la gamme a bénéficié d'une foule de suppléments tout à fait intéressants comme "Jerusalem by Night", "Constantinople by Night", "Dark Ages : Fae", etc. Il est possible d'en consulter la liste complète sur le site pen & paper (www.pen-paper.net). D'autre part, le site wiki de White Wolf consacre plusieurs pages à Vampire : Dark Ages.

Côté français :
- la scénariothèque propose plusieurs documents tout à fait dignes d'intérêt, comme par exemple, une présentation détaillée (75 pages !) de Jerusalem.
- même verdict pour la page dédiée du SDEN : à consulter de toute urgence !


3. Un cas à part : Solomon Kane :

Qu'il me soit permis de faire un écart pour citer les deux jeux de rôle consacrés à
Solomon Kane, le héros puritain de Robert E. Howard :
- Solomon Kane, le superbe JDRA d'Olivier Legrand ;
- et The Savage World of Solomon Kane, de Pinnacle, et basé sur les règles de Savage Worlds (donc excellent !).

Si le cadre de ses aventures n'est pas strictement "médiéval" (le héros évolue dans l'Angleterre Elisabethaine avant d'aller explorer le Continent Noir, l'Afrique !), ces dernières méritent largement le détour tant elles peuvent alimenter l'imaginaire de tout MJ des autres jeux précités. Quant aux JDR, la version de Pinnacle peut, avec un peu d'imagination être transposée quelques siècles en arrière (pourquoi pas pendant la guerre de Cent Ans, par exemple ?) et la version d'Olivier Legrand est remarquablement écrite, avec moult conseils de jeux tous plus pertinents les uns que les autres. Mon avis personnel ? Même si vous ne comptez pas jouer à ce dernier jeu, prenez néanmoins le temps de le lire, vous ne le regretterez pas.


CONCLUSION :


Est-ce tout ? Assurèment, non. Je n'ai que trop conscience d'avoir effleuré la partie émergée de l'Iceberg et nul doute que de nombreux autres JDR et JDRA mériteraient d'être cités dans cet article. A mon grand regret, je ressens là bien cruellement les avanies qui touchent le GROG, incontournable encyclopédie en ligne de notre hobby préféré. Avanies qui touchent heureusement à leur fin.

J'espère néanmoins vous avoir donné envie de partir à la découverte de ces jeux, et plus largement de ce genre si particulier entre fantasy classique et récits d'épouvante, à l'atmosphère si originale. A tous et à toutes...


... Bonne lecture et bons jeux !


Post-scriptum : vous connaissez d'autres JDR "médiévaux-gothiques" que j'aurai eu l'outrecuidance de ne pas nommer en ces lignes ? N'hésitez pas un seul instant : la rubrique "commentaires" est là pour vous permettre de redresser les torts et faire entendre votre voix. Donnez votre avis, venez partager vos coups de coeur et vos impressions... Bref, participez.



Voulez-vous en savoir plus ?


Sur www.krinein.com, vous découvrirez un excellent dossier, ultra-complet et érudit, sur le fantastique gothique au cinéma, ses origines littéraires, ses grands courants, son "Âge d'Or", ses interprètes inoubliables (Boris Karloff, Vincent Price, Bela Lugosi, mais aussi Mario Bava, Ingrid Pitt, Udo Kier, etc.); bref, une somme indispensable !
Ci-dessous, vous trouverez les liens. Bonne lecture !
-
le fantastique gothique - partie 1 ;
- le fantastique gothique - partie 2 ;
- le fantastique gothique - partie 3.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 07:27

0. INTRODUCTION :


Le 23 octobre 2077, une guerre nucléaire mondiale rase la surface du globe et transforme les Etats-Unis d'Amérique en un vaste désert irradié.

Presque un siècle plus tard, en 2161, l'un des survivants de l'Abri anti-atomique n° 13 reçoit la mission de quitter l'abri à la recherche d'une pièce d'équipement sans laquelle la survie de tout le complexe est menacé. Cet "habitant de l'Abri", choisi pour aller affronter l'univers hostile de Fallout... C'est VOUS !




Ainsi commence l'aventure d'un des plus célèbres RPG vidéos jamais conçus sur PC. Fallout et sa suite, Fallout 2 sont devenus des jeux cultes au même titre que des Baldur's Gate ou Neverwinter Nights


I. "A WONDERFUL WORLD" ???
 


Là où Fallout se distingue de ses confrères médiévaux-fantastiques, c'est assurèment dans la description d'un univers post-apocalyptique à la fois original, ultra-violent, et subversif.

1) Original : faisant fi de tout réalisme, l'univers de Fallout est rempli de mutants variés et exotiques, de monstres délirants tout droits sortis de Gamma World ou Mutant Future (vaches à deux têtes, scorpions géants, bestioles irradiées, etc.), de guerriers barbares à la "Mad Max", de reliques du passé ultra-puissantes, vestiges d'une technologie perdue et ô combien supérieure, et j'en passe (vous croiserez même des aliens, si, si !). 

Ce mélange passe très bien et est servi par un humour noir du meilleur aloi (j'y reviens plus loin).

Le jeu se caractérise aussi par une abondance de références aux années 50. Celles de la peur de l'atome, de la propagande anti-communiste et des séries B qui se nourissaient de ces mêmes peurs (évoquées
ici).

L'univers visuel est donc rempli de "vieilles" voitures, type buick et consorts, d'affiches "retro" et même des films destinés aux habitants des abris (les "vaults" en VO) parodiant les fameuses "
duck and covers" du gouvernement américain. 


Ce cachet rétro fait partie des éléments distinctifs du jeu, et est de ce fait particulièrement apprécié par les fans puisqu'il :
1) apporte un "plus" visuel au jeu
2) renforce la distanciation vis-à-vis de cet univers franchement glauque et violent et permet de prendre un recul nécessaire.
3) renforce aussi l'impression d'évoluer dans un "univers parallèle" ou une "uchronie". Découvrir l'univers de Fallout, c'est -entre autres- évoluer avec l'impression que quelque chose a monstrueusement "dérapé" par rapport à ce que nous connaissons, pour aboutir au résultat désastreux de 2161 : un monde irradié, anarchique et rempli de mutants. Dès 2017, une base spatiale est établie sur la Lune et les chinois mettent le pied sur Mars ! Bref, je gage que l'univers de Fallout a connu une évolution technologique bien différente de la notre. Egalement, qu'il n'a connu ni la Prestroïka, ni le Glasnost, ni la chute du mur. Mais je fais là une interprétation toute personnelle ! L'histoire du monde de Fallout est fort bien résumée
ici.

Post-Scriptum (12/09/08) : Ainsi que me l'a fait remarquer Rappetou, un lecteur (voir mon P.S. en fin de cet article) : "(...) ce qui se passe avant le début des chroniques de Fallout n'a que très peu d'incidences sur la vie après la guerre et dans un jdr, les joueurs ne sont pas censés connaitre les détails de l'histoire passée, à moins de trouver des holodiscs ou de jouer une goule de plus de 150 ans (ce qui commence à faire vieux même pour une goule)". CQFD !



2) ultra-violent : ce n'est rien de dire que l'univers de Fallout est sans pitié. Des hordes de pillards sans foi ni loi font régner la terreur. Des monstres terrifiants arpentent le désert. La loi du plus fort est érigée en vérité unique. Enfin, divers groupuscules (sectes, régimes esclavagistes, gangs organisés) se mènent une guerre sans merci. Bref, les opportunités d'aventure (et de XP !) abondent. Mais le jeu vidéo va plus loin en offrant une liberté totale d'action au joueur. Ce dernier peut choisir d'être un infâme salaud, un toxicomane, un esclavagiste, ou au contraire, un héros vrai de vrai, envers et contre tous. Au joueur de prendre ses décisions et d'en assumer les conséquences, quelles qu'elles soient !


3) Subversif :
l'une des clés du succès de Fallout réside dans son humour noir et féroce. Les clins d'oeil et les private-jokes abondent. La politique, la religion, la sexualité et les drogues sont autant de sujets abordés de façon frontale, sans ménagement mais aussi avec un esprit satirique, cynique et mordant. Les provocations abondent certes, mais au service d'une réflexion bien plus subtile qu'on ne le supposerait au premier abord. En clair, Fallout et ses suites s'inscrivent dans une tradition "d'anticipation critique" de la SF, c'est-à-dire imaginer le pire des futurs pour mieux dénoncer/critiquer les tares du présent.

Pour en savoir plus (et parce que je ne tiens pas à paraphraser son excellent texte), je vous invite à découvrir la
critique de FALLOUT 2, ultra-complète (3 pages) et écrite par Vincent Moncharmont, parue sur www.planetjeux.net/. L'analyse y est très fine et pertinente. Un régal !


P-S (12/09/08) :
Fallout
 fait énormèment référence aux années 50, notamment à toutes ces publicités qui vantaient le célèbre "American Way of Life" :
- ses familles "middle-class" heureuses et souriantes,
- son train de vie confortable et fastueux,
- ses promesses d'une technologie bienfaitrice au service de l'homme, etc.

Bref, le "bonheur d'être américain" (qui a dit propagande ?). 

Or, toute cette imagerie désuette et naïve est en totale opposition avec l'univers de Fallout, cruel et affligé d'une barbarie abjecte (retour à l'esclavagisme, aux spectacles de combats à mort, façon gladiateurs, etc), comme pour mieux souligner la déchéance qui a frappé l'humanité. 

Autre référence aux années 50, plus parodique celle-ci, le détournement et la récupération de toute une imagerie SF de cette même époque, kitsch et ringarde (robot domestique apparaissant dans de fausses pubs ; arme à énergie en forme de sèche-cheveux [sic !], etc.)



II. LET'S ROLL DICES ! FALLOUT EN JEU DE RÔLES


Fallout ne fut pas bien long à susciter l'intérêt des rôlistes. Plusieurs JDRA existent sur la toile, tous abondamment documentés et basés sur les "bibles" fallout, des documents compilant toutes sortes d'informations générales sur l'univers du jeu. Voici un bref tour d'horizon.


II.1. Fallout-rpg :
A tout seigneur, tout honneur, Fallout-rpg est probablement le jeu le plus complet disponible à ce jour. Développé depuis plusieurs années, le jeu en est à sa version 5.2. Cerises sur le gateau, le site web (
http://www.fallout-rpg.com/
) est magnifique, très bien fait et héberge un forum très actif et dynamique (chouette !). Enfin, le jeu est tout en français.


II.2. GURPS Fallout (
http://gurps.fallout.free.fr/).
Cette adaptation de l'univers du jeu se base sur les règles de la 4ème édition. Les règles de GURPS n'étant pas traduites à ce jour, maîtriser quelque peu la langue de Shakespeare sera cependant nécessaire. Le travail accompli est résumé dans un ouvrage .pdf de 81 pages (cliquer sur la rubrique "compilation" pour le découvrir) qui mérite le détour ! Richement illustré, abondamment commenté, dense, c'est un excellent boulot (chapeau bas au compilateur, Nathan Robertson). Enfin, le site propose pour l'instant un scénario tout prêt.

Il existe aussi des des règles incomplètes de conversion pour GURPS 3e (à lire 
ici), mais je soupçonne qu'elles ont été reprises dans la compilation GURPS Fallout dont je parlais plus haut.


II.3. Savage Fallout :
Enfin, étant fan de Savage Worlds, je ne pouvais qu'aborder le cas de
Savage Fallout disponible sur le site Savage Heroes. Ecrit par
John Brown, l'ouvrage fait 97 pages, mais souffre d'une présentation assez moche ! La maquette n'est pas belle du tout et rend le contenu (très dense, encore une fois) difficile à lire.

P-S (12/09/08) : grosse déception : il n'y a aucune donnée technique dans le document, qui n'est qu'une compilation tirée de différents textes officiels.

suite à cette constatation, une conversion française des jeux vidéos est donc en cours de développement, qui sera beaucoup plus utile pour les MJ (stats des monstres, des PNJ, de l'équipement, etc). Si vous souhaitez participer à ce projet, vous pouvez vous inscrire sur le forum S.D.E.N. de Savage Worlds, rubrique "
conversion de Fallout (travail en cours)" et contacter directement Rappetou.

A noter aussi l'existence d'une feuille de perso
, conçue par Galen Pejeau, superbe mais pas très pratique (mais vraiment belle quand même. Sérieux, jetez-y un coup d'oeil).


II.4 Fallout Basic ? 
Une version
Basic RPS serait actuellement en cours de préparation. J'aurais à coeur de vous en tenir informé dès sa sortie !


P-S (12/09/08) : J'avais oublié deux JDRA dans ma liste. Je fais donc mon mea culpa et vous les livre séance tenante :

II.5. Fallout Rapide :
Basé sur le R.A.P.I.D.E. système, utilisant des règles courtes et de bon aloi, ce JDRA se présente sous la forme d'un document tout en couleurs de 25 pages. Il peut fournir une excellente introduction à l'univers de Fallout, tant ses règles sont rapides à assimiler, simples d'utilisation, bref, idéales pour un "one-shot". Le jeu est téléchargeable
à cette adresse, accompagné de sa feuille de perso.

Au passage, je vous invite à visiter le site qui héberge Fallout Rapide,
Terre de Songes. Vous y trouverez une quantité hallucinante de JDRA (plus d'une vingtaine) à télécharger ! 

II.6.Fallout PnP :
Fallout PnP
serait le plus vieux jdr "sur table" (PnP veut dire "Pen and Paper") paru sur Fallout, à télécharger sur les sites NMA et Nukacola
Voici le lien sur le site de NMA : http://www.nma-fallout.com/forum/dload.php?action=category&cat_id=63.


P-S (19/09/08) : il existe un septième JDRA consacré à Fallout !

II.7.Fallout Europe 2130 :
disponible sur le site web suivant (
http://syrith.free.fr/) et basé sur Fallout PnP (voir II.6), FE 2130 reprend l'univers du jeu mais déplace l'action sur le vieux continent. L'auteur du site a ainsi mené toute une campagne se déroulant dans les ruines dévastées de la France, ce qui créé un certain dépaysement pour les afficionados du jeu, n'est-ce pas ? FE 2130 serait plutôt à considérer comme une extension de PnP que comme un JDRA à part entière, mais comment résister à l'idée d'un septième JDR pour cet univers délirant (oui, je sais, c'est de la triche. Et alors ? C'est moi, le MJ !).



III. "KNOWLEDGE IS THE KEY" (LES AUTRES SOURCES)


Elles sont nombreuses et je devrais consacrer encore beaucoup de temps pour en parler. Très vite, on relèvera : 
 

- l'article de Wikipedia, à consulter : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fallout

- les manuels des jeux Fallout I, II et Tactics, disponibles (entre autres liens) à cette adresse

- les nombreux sites dédiés comme "Frenchvault", "Nukacola" ou encore No Mutants Allowed" qui proposent des trailers à télécharger, des patches, des démos gratuites du jeu, des fonds d'écran, des images, les musiques du jeu, un glossaire, etc. Bref, tout ce qu'il faut pour retrouver l'ambiance du jeu...

- parmi tous les goodies dispo, j'ai beaucoup aimé la BD "Fallout", hilarante, (si, si), et consacrée à l'unique habitant de la "Vault 77", à découvrir ici.
 

Et... C'est à peu près tout pour l'instant... Mais il y a aussi toutes les critiques des jeux vidéos parues sur des sites spécialisés, les forums de fans, les sites de cheats qui décortiquent les jeux vidéos (avec plein d'idées à glaner pour écrire un scénario "dans l'ambiance" voire "connecté" à l'intrigue des soft)...


P-S (12/09/08) : Il faut aussi que je mentionne Fallout 3, dont la sortie est imminente (début octobre) et dont on peut d'ores et déjà découvrir le trailer sur divers sites de jeux vidéos. Ne manquez pas aussi le site officiel dédié au jeu (
www.fallout-3.comet tout en français, svp. Vous pouvez le visiter à cette adresse. Et pour les anglophones, le site officiel du développeur, Bethesda, est incontournable.




En conclusion ? Ca va chauffer dans le futur !!!


Bon surf, bons downloads et surtout... Bons jeux à tous et à toutes !
 

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 07:42

A. Le "survivalisme" ? Kezaco ???


Lors de ma recherche/découverte des diverses adaptations de Fallout en JDR, je suis tombé sur plusieurs sites parlant du "survivalisme" et explicitant/explorant en détail cette "doctrine" ou ce mouvement de pensée (je ne sais pas trop comment qualifier le survivalisme) qui influença si grandement la science-fiction, d'une part, et eut un impact réel sur la société américaine, d'autre part.

Cet impact, cette influence est toujours vivace de nos jours. Divers groupes extrêmistes se réclament du survivalisme ou bien sont inspirés par cette doctrine. Ainsi, lors du passage à l'an 2000, la crainte du fameux "bug informatique" qui se propagea à travers le monde (y compris chez nous, en France), s'inscrivit totalement dans cette "philosophie" du survivalisme.


B. Un peu de documentation(s)...


Pour illustrer cette partie de mon article, je me suis focalisé sur deux sources. Non pas trois, ni une, mais deux, car deux est le chiffre qu'il convient d'employer ici (revoyez "Monty Python : Sacré Graal" pour saisir l'allusion ^_^).


B.1. Wikipedia ? Un ami qui vous veut du bien...


Tout d'abord, donc, il y eut l'article sur le "survivalisme" de Wikipedia (en anglais). Riche, complet, exhaustif, ce dernier fournit notamment une longue bibliographie/filmographie des oeuvres inspirées par cette doctrine (ou qui eurent une influence sur son développement). Et la liste est plutôt conséquente, jugez plutôt : "Délivrance", la trilogie "Mad Max", "Terminator 2", les séries TV "Jericho" et "Lost", le roman "Malevil" de Robert Merle, etc.

Sa lecture est passionnante et je la recommande vivement à quiconque s'intéresse aux univers post-apocalyptiques (dont Fallout, justement, mais ce dernier est loin d'être unique en son genre), d'autant plus que la liste des liens proposés (39 en tout !) en fin d'article est impressionnante.

A titre d'exemple, en suivant l'un de ces liens, j'ai pu consulter une notice officielle du gouvernement américain, éditée en 1950 et intitulée "Survival under atomic attack". Non, ce n'est pas un canular ! C'est un texte qui aurait réellement existé (j'ai du mal à croire que des c...eries pareilles aient pu être distribuées, mais quand on connaît l'existence des "duck & cover", on se dit que tout est possible ! ) et dont vous pouvez lire le texte intégral ici. Ci-contre, vous pouvez "admirer" la couverture d'époque (sic).

Je profite de l'occasion pour vous inviter, si vous lisez l'anglais, à privilégier la consultation de Wikipedia dans cette langue (2.557.000 articles disponibles à ce jour), plutôt que sa version française (706.000 articles), moins complète et/ou pertinente, en général. Il vous suffira de lire l'article en français sur le même thème pour mieux mesurer la différence !


B.2. "I will survive, I will survi-i-ive !" - Gloria Gaynor


Ensuite, en français, il existe un site entièrement consacré au survivalisme : le projet Olduvaï. Entièrement consacré au survivalisme, ce site qui se veut le plus sérieux possible (mais tient aussi à se distinguer des mouvements extrêmistes, tels qu'on peut en trouver aux USA) aborde toutes sortes de thèmes liés à la survie. Comment survivre en forêt ? Par temps humide ? Par grand froid ? Comment stocker de la nourriture ? Comment improviser une pêche ?  Comment récupérer de l'eau de pluie ? Comment faire sécher de la viande ? Quels médicaments privilégier (vive la péniciline !) ? Etc.

Le site est également complété par un forum qui reprend tous ces sujets, consultable à cette adresse : http://le-projet-olduvai.kanak.fr/




L'ensemble de ces thèmes peut prêter à sourire, ou au contraire inquiéter les lecteurs, d'autant plus que les auteurs semblent fermement convaincus qu'une catastrophe d'envergure peut se produire à tout moment, qui puisse bouleverser notre vie quotidienne et la remettre en cause. Mais en ce qui me concerne, loin de moi l'idée de juger ces discours.

Je préfère considérer le projet Olduvaï et les autres sites du même style comme des sources d'idées et d'inspiration pour tout MJ/joueur qui voudrait injecter un peu de "réalisme" dans sa partie de JDR. En clair : vous n'avez pas fait de stages commando para ? Vous n'avez pas passé votre jeunesse dans un camp scout ? Qu'à celà ne tienne ! Les sites survivalistes sont là pour vous fournir toutes les réponses aux questions citées plus haut.


C. Quelques jeux de rôles amateurs ou professionnels sur le sujet :


C.1. Petite sélection (naturelle ?)


A ce point du texte, il me semblait pertinent de faire un rapide panorama des divers JDR explorant le thème de la survie dans un environnement hostile. J'ai volontairement fait l'impasse sur la plupart des JDR de fantasy pour me concentrer plus particulièrement sur le thème post apocalyptique.

Attention cependant, cette liste (ci-dessous) ne prétend nullement à l'exhaustivité ! Si vous remarquez l'absence intolérable de certains jeux, c'est quelque chose de tout à fait normal. Plus bas, vous trouverez d'ailleurs les liens vers trois listes : celle du GROG, celle de l'annuaire des JDRA (en français) et celle de John Kim's free RPGs on the web.

C'est parti :

- Bitume, le célèbre jeu de Croc, est un incontournable, un classique hélas épuisé. Si vous avez l'occasion de vous procurer le MkV sorti en 1996, ne passez pas à côté !

- Cendres, se distingue par :
1) son sujet orienté sur l'Europe (ses suppléments décrivent les bords de la Seine et Rennes ; Avignon et Ravenna, en Italie, sont deux centres religieux d'importance, etc.) ;
2) sa qualité d'écriture générale
3) et par la qualité de sa présentation (nombreuses pages tout en couleurs, papier glacé, une foule d'illustrations de bonne qualité, etc).
Bref, le jeu bénéficie de très bonnes notes sur le GROG et mérite de retenir l'attention de tout fan d'univers post-apo'.

- Diesel and Dust 2035, présenté sur le Site De l'Elfe Noir (S.D.E.N.), ici,

- Fallout RPG, Fallout PnP, Fallout R.A.P.I.D.E., Savage Fallout, Gurps Fallout, etc. (eh oui, tout ça !), 

Gamma World et sa conversion (68 pages) à Savage Worlds,

- Mutant Future, son retro-clone,

- Road Warrior, un JDRA court (18 pages) et très sympathique, écrit par jeepee (visitez son site : jeepeeonline.be !) et carburant au D20,

- Twilight 2000, le jeu de survie militaire dans un monde dévasté.


C.2. "Voulez-vous en savoir plus ?" - STARSHIP TROOPERS


Voici donc les liens que j'évoquais plus haut :

- la liste des JDR post-apocalyptiques du GROG (36 jeux recensés) :
http://www.roliste.com/themesjeux.jsp?id=8 ;

- la liste des JDR post-apo' (15 liens) de l'annuaire des JDRA ;

- la liste des JDR post-apo' (18 liens) de John Kim's free RPGs on the web (découvrez cet excellent site ici).


Comme vous pouvez le voir, vous n'avez que l'embarras du choix. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter...



... Bons downloads et bons jeux !

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 07:28

Enthousiasmé par la lecture d'URUK, je me suis rappelé l'existence d'autres Jeux de Rôle Amateurs (JDRA) se déroulant dans les temps les plus reculés de l'Histoire. Eh oui, il n'y a pas eu que le Moyen-Age (occidental ou oriental) pour inspirer les créateurs et les rôlistes !
^_^

Pensez-donc !

Les pyramides d'Egypte, surplombant le cours paresseux du Nil,
...
Les sphinx de pierre de Babylone,
...
La puissance de Rome et de son armée,
...

Tous ces éléments charrient des images fortes, puissantes et évocatrices. Elles stimulent le rêve, l'imagination, l'envie d'évasion. Bref, elles sont idéales pour alimenter nos parties.

Et le rôliste moyen n'a aucune difficulté à s'imaginer ensuite, embarqué sur une galère sillonnant la Mer Méditérannée... Ou bien participant au siège de Troie, aux côté d'Ulysse et d'Achille
;)

Ci-dessous, vous trouverez donc un bref tour d'horizon des meilleures productions existantes, faites par des passionnés (je préfère nettement ce terme à celui "d'amateurs", pas vous ?) et toutes disponibles sur le net. C'est parti. Accrochez-vous : nous remontons le temps !


I. On burning sands...


Sur balbinus.com, vous pourrez découvrir (en anglais) le magnifique Zenobia,  qui vous emmène arpenter les royaumes du Désert, à l'Est de l'empire Romain. De Thèbes à  Palmyre, de Petra à Louxor, en passant par Babylone, Jerusalem et bien d'autres cités fabuleuses. Votre personnage pourra être grec, perse, romain, carthagénois, etc. Et vivre mille-et-unes aventures dignes des plus grands peplums. 

Le jeu (qui va bientôt fêter ses 10 années d'existence !) en est à sa deuxième édition.

Il  se base sur des règles simples et faciles à utiliser, qui laissent une large place à l'improvisation, à l'imagination et à l'aventure ! Surtout, la description de l'univers occupe la majeure partie de cet imposant ouvrage.

Détail important, Zenobia bénéficie de plusieurs extensions, toutes très détaillées et qui étendent le cadre du jeu :
- "Aegypt - Playground of the gods" (136 p.), décrit l'Egypte antique ;
- "Ionia - Treasury of Olympus" (116 p.), sur la Grèce ;
- enfin, "Persia - Battleground of Dark and light" (148 p.), décrit cette puissance qui fut l'ennemi principal de Rome, du moins à l'Est de son Empire (n'oublions pas Carthage, au sud, et les germains et les celtes, au nord !).


II. Sous le regard des Dieux !


En France, c'est essentiellement l'univers des contes et légendes grecques qui a inspiré plusieurs JDRA. Les départager m'étant tout simplement impossible, je me contenterai de les citer et de vous fournir les liens adéquats.

Disponible sur le site de KernosOdysseus fut développé autour du système de Basic. Le jeu est fort court (19 pages) mais fournit tout le nécessaire pour improviser quelques scénarios. Petite astuce, son format court peut tout à fait servir afin de présenter l'univers à des joueurs néophytes.


Rhapsodies s'inspire également des écrits d'Homère (disponivle ici :  http://www.d-lyrium.com/Rhapsodies.htm), mais de façon fort libre. Le but avoué est de marcher sur les traces d'Ulysse et Jason, sans trop s'encombrer avec les détails historiques et/ou de civilisation. Le passionné d'histoire risque donc de rester sur sa faim


Un peu plus conséquent, 10.000, que j'avais précédemment évoqué (ici), se base sur l'Anabase de Xenophon, pour mettre en scène une campagne aux proportions épiques dont vos joueurs seront les héros. Disponible sur le site des Livres de l'Ours, le jeu mérite le détour.


III. L'Antiquité. Les racines de notre civilisation ?


Beaucoup plus sérieux, deux jeux se distinguent par leur souci de véracité historique.


Tout d'abord, "Odyssées Hélléniques", créé par Imaginez.net. En fait, "Odyssées Hélléniques" est un supplément pour le JDRA générique Héros Mythiques.  Il n'existe pour l'instant que  dans une version réduite. En effet, il est prévu l'édition sur le web d'une version plus longue, beaucoup plus détaillée, qui aura été validée au préalable par des spécialistes de la Civilisation Achéenne (rien de moins!). Dans l'attente, ce sont trois scénarios qui sont actuellement proposés aux MJ.

Héros Mythiques affiche clairement son ambition : reproduire avec exactitude et précision l'ambiance et l'atmosphère des contes et légendes des civilisations passées, elles-même décrites avec le plus grand soin.
Un autre supplément, "Sagas scandinaves" est en cours de préparation et d'autres suppléments devraient suivre. Bref, avec Héros Mythiques, Imaginez.net entend prendre la relève des mythiques gammes Légendes et Premières Légendes, autrefois éditées chez Jeux Descartes.



Puisque j'évoque ces deux gammes, je ne puis m'empêcher d'ouvrir une  brève parenthèse pour évoquer les jeux consacrés à l'Antiquité, publiés pour ces deux gammes :
Légendes de la Vallée des Rois (lisez la critique du GROG, ici) 
- et surtout Légendes Celtiques (qui connut deux versions, d'où deux critiques dispos ici et ). 

Le système de Premières Légendes était vraiment excellent et est injustement tombé dans l'oubli, à mon grand regret. Surtout, les livrets de civilisation de ces jeux étaient savoureux et admirablement bien faits. Plus de 20 ans après leur parution, ces jeux restent d'excellente facture. Si vous avez la chance de pouvoir les essayer, ne passez pas à côté.

Enfin, sachez qu'il y eut deux JDRA basés sur ce système :
- Légendes des Cités (encore la Grèce Antique, entre 510 et 338 avant J.C)
- et LégendesTahitiennes.



Last but not least
, le deuxième JDRA que je souhaitais évoquer n'est autre que Oikouménè , peut-être le seul jeu apte à tenir la comparaison avec Zenobia. Même passion des auteurs. Même volonté d'embrasser un vaste espace (ici, c'est tout le monde méditérrannéen qui est abordé). Même masse d'informations (Oikouménè fait 215 pages dans sa version imprimée !). Surtout, dans la conception de ces deux jeux, on retrouve le même souci de concilier informations historiques et plaisir de jeu, sans que l'un prenne le pas sur l'autre.




Oikouménè est un jeu certes récent (puisqu'il parut en 2007) mais déjà les critiques sur le GROG sont dythirambiques et le jeu a atteint le 5ème rang des meilleures ventes sur Indie-RPG.org (félicitations aux heureux auteurs, Pascal et Jérémie Coget !).

Au jour d'aujourd'hui, il existe deux campagnes pour le jeu :
- "L'Illiade Alexandrin" (inclus dans le livre de base)
- et "les Chroniques Siliciennes".

Enfin, un petit supplément gratuit, "les Fragments Antiques" est mis à la disposition des fans sur le site des auteurs : http://machine-a-creer.over-blog.com/. N'hésitez pas à le visiter, ni à télécharger le kit de présentation du jeu pour vous faire une meilleure idée de ce que propose ce jeu.



La conclusion : à suivre ?


Les Jeux de Rôle disposent d'un magnifique terrain d'exploration avec les Civilisations Antiques. Avec les jeux précités, vous aurez toutle nécessaire pour vivres des aventures passionnantes, pleines de bruit et de fureur, à la rencontre de civilisations à la fois si proches (celles de la Grèce et de Rome notamment, sont considérées comme les "racines" de la civilisation et de la culture occidentale)  et si différentes.

D'autres existent et je vous invite, si vous souhaitez en savoir plus, à lire l'article "Les jeux De Rôle en Grèce Ancienne", dont l'adresse se trouve ci-après :
http://www.eleves.ens.fr/home/cuvelier/wwwjdr/jdrgrece.html


Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon surf et bons jeux ! 
;)

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