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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 16:36

Governator revient et il n'est pas content !    

 

Après un tour de chauffe fun et tonitruant dans le second volet de ExpendablesArnold Schwarzenegger renoue avec le cinéma d'action.  

 

 

1. ACTION !

 

Dans "The Last Stand" ("le dernier rempart" en VF), Arnie joue un shériff vieillissant, au bout du rouleau, vivotant dans une petite ville paumée à la frontière du Mexique. Quasiment en pré-retraite.


Hélas pour lui, une troupe de narco-trafiquants psychopathes et armés jusqu'aux dents roule à tombeau ouvert en direction de SA ville, avec la ferme intention de traverser la frontière. Les barrages routiers sont forcés à la mitrailleuse. Les policiers tombent comme des mouches, totalement surclassés. Rien ne semble pouvoir arrêter les truands en cavale. Rien, sauf peut-être le shériff de la petite ville paumée à la frontière. 

 

The-Last-Stand.jpg

 

Jouant à fond sur les codes du western (le shériff, la ville frontière, le désert ouest-américain, le héros seul contre tous, la horde de brigands, les armes...), "The Last Stand" semble prometteur et devrait rassasier les amateurs de série B (dont je suis) avec ses multiples fusillades, explosions et cascades automobiles.

 

Précision importante à l'intention des sceptiques : la réalisation a été confiée au coréen Kim Jee-Woon ("A Bittersweet Life", "j'ai rencontré le diable", "Le Bon, la Brute et le Cinglé"), réalisateur hyper-doué et efficace, très à l'aise dans les domaines du polar et du film d'action. 

 

 

Bref, voilà une chouette pelloche en prévision, dont la sortie est annoncée pour le 13 janvier 2013.

 

 

2. ET EN JDR, CA DONNE QUOI ?

 

 

Evidemment, si je vous parle de "The Last Stand", c'est parce que le "pitch" du film est 100% adaptable en JDR !

 

Remplacez donc "Arnold Schwarzenegger" par "vos PJ" et nous avons le synopsis suivant :

"Vos PJ sont les shériffs d'une petite ville paumée à la frontière du Mexique. Hélas pour eux, une troupe de narco-trafiquants psychopathes et armés jusqu'aux dents roule à tombeau ouvert en direction de LEUR ville, avec la ferme intention de traverser la frontière. Les barrages routiers sont forcés à la mitrailleuse. Les policiers tombent comme des mouches, totalement surclassés. Rien ne semble pouvoir arrêter les truands en cavale. Rien, sauf (peut-être) eux".

 

Il est également possible de modifier le contexte, par exemple, de transposer l'action dans le Japon Médiéval (Tenga), de situer la petite ville dans le no man's land radioactif qui sert de frontière avec la Russie (Berlin XVIII), de faire un bond dans le temps jusqu'en 2020 (Cyberpunk, avec l'adjonction du supplément "Land of the Free"), 2030 (COPS), voire 2070 (Shadowrun)... 

Bref, vous avez saisi l'idée.

 

 


 

Après, je vois deux astuces de scénario pour monter la pression :

 

Primo : faites jouer en séquence prégénérique la scène du barrage de Police, avec des persos prétirés remis à vos joueurs. Jouez sur l'effet de surprise (ils ne s'attendent pas à être autant canardés !), sur l'infériorité de leur puissance de feut et exterminez leurs "faux" personnages.

Une fois cette "mise en bouche" effectuée, remettez leur leurs "vraies" fiches de perso et resituez l'action dans la petite ville qui va être le théâtre de l'affrontement final. Un coup de fil sonne : la Horde arrive dans leur direction et ils n'ont que 12 heures devant eux pour se préparer. Puis posez à vos joueurs la question fatidique : "que faites-vous ?". Normalement, un léger sentiment de panique devrait les saisir.

 

Secundo : matérialisez le temps qui passe sous la forme de jetons de poker, ou de "counters" (ou tout autre support matériel qui vous semblera adéquat).

Disons un jeton de poker par heure de jeu. Vous posez devant votre écran une pile de 12 jetons et demandez à vos joueurs "que faites-vous ?".

Soyez impitoyables dans votre décompte du temps. Partons par exemple du principe que chaque demi-heure de temps réel, vous retirez un jeton de temps. Cela donne six heures de temps réel à vos joueurs. 

Pour accélérer les choses et monter la pression, retirez des jetons supplémentaires si vos joueurs entreprennent une action longue. Par exemple, ayant trop vu "l'Agence Tous Risques", ils décident de bricoler un bus scolaire en lui rajoutant des plaques de blindage. Même en réquisitionnant de l'aide auprès de la population civile (le garagiste de la ville, son apprenti, plus deux-trois citoyens pas trop peureux), vous estimez que cela prendra deux heures et vous l'annoncez à vos joueurs. S'ils maintiennent leur idée, retirez deux jetons de plus. Oups ! Le temps file à une vitesse... 

 

3. D'autres idées ?

 

Ce ne sont là que deux idées données comme ça vite fait. Après, il y a aussi les interactions avec les PNJ : le maire qui ne veut pas que sa ville devienne un champ de bataille, les "civils", terrifiés par ce qui va se passer. Ceux qui exigent qu'on laisse passer la horde sans tenter de les arrêter. Et au contraire, ceux qui veulent prêter main forte (le précédent shériff, un sémillant retraité de 80 ans, une jeune recrue sans expérience, l'armurier du coin, toqué d'armes à feu...).

Revoyez vos classiques ("Le train sifflera trois fois", "l'homme des hautes plaines").

 

On peut aussi supposer que des complices de la Horde viennent du Mexique pour les accueillir. Ou bien que des membres de la Horde arrivent en avant-garde... 

 

Charge pour vous ensuite d'imaginer des rebondissements, des conflits intérieurs pour vos PJ (tiens ? L'un d'eux a le défaut "démon de l'alcool" ?), des relations conflictuelles avec les PNJ, la recherche d'alliés et d'armes supplémentaites tandis que le temps défile à toute allure. 

 

 

Vos personnages sauront-ils se montrer à la hauteur ? 

Sauront-ils être "le Dernier Rempart" ?

 

La réponse... Prochainement à votre table de jeu !

 

 

BONS JEUX !

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 16:36

Des grosses pétoires ? Des explosions par dizaines ? Des méchants zigouillés par paquets de douze ? Des héros bodybuildés qui balancent des vannes entre deux chargeurs de M60 ? Bingo !  "The Expendables", le joujou fétiche de Stallone revient dans les salles pour un second volet encore plus explosif ! 

 

Plus énorme que jamais. Avec deux nouvelles stars au générique (JCVD et notre-dieu-vivant-à-nous-les-geeks, Chuck Norris himself) et des moyens revus à la hausse (donc, plus d'explosions et plus de bastos : yeah !!).

 

 

la-cene-expendables-2.jpg

 

 

Pour assurer le spectacle, Sylvester Stallone cède la place de réalisateur à Simon West, réalisateur des "Ailes de l'enfer", du remake du "Flingueur" (avec Jason Statham à la place de Charles Bronson) et du premier "Tomb Raider". Bref, un amateur d'ambiances champêtres et bucoliques.

 

 

Je ne reviendrai pas sur les mérites et défauts de la franchise. Tout ou presque a été dit lors de la sortie du premier volet.

 

 

Certains (moi le premier), applaudissent à deux mains le projet, son fan-service de folie et son esprit 100% divertissant et auto-parodique avec en prime un hommage (sorte de chant du cygne) à l'époque aujourd'hui révolue des action-movies des années 80.

 

D'autres fustigent l'absence de scénario et l'aspect grotesque et vain de l'entreprise. Sans parler des tristes accidents qui ont émaillé le tournage.

 

 

Personnellement, j'avais adoré le premier film, bien fun et bourré d'humour, malgré quelques faiblesses et erreurs de choix (Jet Li sous-exploité, Statham trop mis en avant).

 

 

J'ai donc hâte de me rendre dans les salles obscures ce week-end pour retrouver Arnold, Sly, Dolph et tous les autres vieux bourrins, devenus des papys flingueurs malgré eux, jouant ouvertement la carte de l'auto-dérision et se moquant gentiment d'eux-mêmes, de leur vieillesse et de leur côté dépassé, avec une sincérité confondante. Pour preuve, cette réplique-culte de Schwarznegger, devant un vieil avion à hélices (autant dire, une antiquité) : "C'est nous qui devrions tous être dans un musée !" .

 

 

Pour moi, tout est dit dans cette phrase. C'est là que réside l'âme du film. Dans cette réunion mi-nostalgique, mi-amusée  d'anciens combattants de "l'ère reaganienne", mis au placard par les CGI, 3D et autres effets spéciaux digitaux devenus les nouvelles références en matière de cinéma ("Avatar", le remake de "Total Recall", etc.).

  

  

"The Expendables 2", un film rebelle ? Oh oui, et pas qu'un peu !

 

  

A tous et à toutes...

  

  

... BON FILM !

 

 

 

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

Vous pouvez lire les critiques positives du Nouvel Obs ICI et LA ou bien celle, très négative, de Première. 

 

A lire également, in autre point de vue, ma fois assez intéressant, sur le cinéma d'action "à l'ancienne".

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 15:42

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous devez le savoir : j'aime la finesse, la subtilité, la délicatesse et la poésie (). Les bons plats, vins fins et chocolats. Le roleplay plutôt que les règles techniques. La narration plutôt que la comptabilité sèche et sans saveur de l'équipement porté (munitions, rations de survie, tout ça). L'imagination plutôt que l'optimisation. L'alignement loyal-bon (être un héros) plutôt que la violence nihiliste et sans esprit. 

 

Mais de temps à autre, regarder un bon film d'action bien bourrin et violent, ça fait du bien par où ça passe ! Et cet été 2012, nous allons être gâtés !

 

 

Nous commençons en beauté avec The Raid, film qui devait initialement sortir directement en vidéo mais qui sera finalement diffusé au cinéma, ce dès le 20 juin prochain. 90 minutes d'action pure et d'adrénaline, sur les traces d'un commando de la Police infiltrant un immeuble immense, repaire de trafiquants de drogues surarmés. Evidemment, l'opération va mal tourner... Pour notre plus grand plaisir !


 

 

Nous continuons avec Safe, sortie en salles le même jour, avec un Jason Sthatham toujours aussi rieur, toujours aussi souriant, dans une histoire 100% téléphonée (le coup du super-balèze qui voit une p'tite fille en détresse et vole à son secours = déjà vu dans "Léon", "La sirène rouge", etc.). Heureusement, mister Statham est toujours aussi généreux dans la distribution de mandales et vide des chargeurs entiers de revolvers. Bref, on rigole bien. 


 

 


Un mois plus tard, le 11 juillet, c'est au tour de Steven Soderbergh de s'essayer au genre film d'action avec Piégée. Là encore, une classique histoire d'espionnage-trahison-vengeance avec en tête d'affiche la "super-tueuse-d'élite-plus-balèze-que-les-mecs-et-qui-se-retrouve-en-cavale" (déjà vu dans "Nikita", "Au revoir à jamais", "Salt", etc.).

Non seulement les scènes d'action ont l'air prometteuses mais Soderbergh réunit une fois de plus un casting en béton armé autour de l'actrice Gina Carano : Ewan Mc Gregor, Michael Fassbender, Michael Douglas, Antonio Banderas, Bill Paxton, Matthieu Kassowitz...  Regarder un film de Soderbergh, c'est un peu comme regarder la montée des marches au festival de Cannes, mais en moins barbant !


 


 

Sept jours plus tard, le 18 juillet, nous aurons de quoi activer nos neurones (enfin!) avec All Cops Are Bastards (ACAB), fameux slogan punk détourné symboliquement par ce film italien qui raconte le quotidien des unités anti-émeutes italiennes. Des hommes qui se sentent détestés et qui finissent par percevoir la violence comme l'unique moyen d'assurer leur survie, à défaut de maintenir l'ordre. Tourné dans un style documentaire et sans fioriture, par Stefano Solima ("Romanzo Criminale"), ACAB promet de dresser le portrait glaçant d'une italie minée par la violence urbaine. L'équivalent italien d'un "Tropa de Elite" ? Peut-être...


 

En juillet toujours, deux films de super-héros viendront envahir nos écrans. Je passe vite fait sur "The Amazing Spider-man" (sans Sam Raimi à la caméra, snif ! ) pour m'intéresser à The Dark Knight Rises de Christopher Nolan.

D'abord, parce que C. Nolan est un génie qui met en scène des scénarios forts et inventifs.

Ensuite, parce qu'il a un sens du cadrage et de l'espace totalement bluffants, magnifiés par la technologie IMAX (souvenez-vous d'Inception, par exemple).

Ensuite toujours, parce qu'il a réussi à inscrire la légende du Chevalier Noir dans un cadre urbain hyper-réaliste alors que ses prédécesseurs (Tim Burton et Joël Schumacher) avaient prudemment opté pour une esthétique 100% comic-book.

Enfin, parce qu'il y aura là encore un casting cinq étoiles pour accompagner Christian Bale dans cet ultime volet dont j'attend beaucoup. Vous hésitez encore, vous ?

 


 

 


Enfin, août nous proposera de quoi nous exploser les rétines avec :

1) le remake survitaminé de Total Recall, le 15 août. Un remake affuté, aux gunfights über-stylisés, chorégraphiés comme des séquences de kung-fu (merci "Equilibrium" !) et un univers futuriste totalement revu, entre "Blade Runner", "Minority report" et "Le Cinquième élément". La bonne nouvelle, c'est que ce remake pousserait encore plus loin le délire schizophrène du héros, totalement déboussolé par le lavage de cerveau qu'il croit avoir subi. On croise les doigts pour que ce soit le cas. 


 

 

 

2) la suite tant attendue (si, si ! moi je l'attendais ! ) de Expendables.

Stallone cède la caméra à Simon West ("les ailes de l'enfer", "Lara Croft: Tomb Raider", "Le flingueur") et remet le couvert avec toujours autant de gros bras à ses côtés : Statham, Dolph Lundgren, Jet Li, Terry Crews, Randy Couture mais aussi et surtout Chuck Norris (notre saint-patron), Schwarzenegger (oui, le governator reprend les flingues !!!), Bruce Willis et J.C. Van Damme dans le rôle du méchant terroriste qui a piqué cinq tonnes d'uranium pour les revendre au marché noir ! 

Au menu, il y aura des pains dans la gueule (beaucoup), des coups de couteau, des coups d'latte, des prises de karaté, du kung-fu dans ta face, des rotules explosées, des gros (très gros) fusils et beaucoup, beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup d'explosions !!!

Enfin, comme d'hab', le scénario se fendra de dialogues à double sens savoureux et bien fun.

Un exemple (vu dans un spot tv) :

Stallone regardant un vieil avion : "ce truc là est bon pour les musées"

Schwarzenegger : "nous aussi !

Bref, vivement le 22 août ! 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:58

Chouette ! Le sixième numéro de Marvel Classic est sorti cette semaine et relate plusieurs aventures du Fauve, l’un des mutants les plus célèbres de l’équipe des X-Men. Marvel Classic, me demanderez-vous ? Eh bien, c’est une revue trimestrielle, disponible en kiosques, et qui réédite d’anciennes aventures de super héros Marvel, parues dans les années 60-70.

 

 

Marvel.classics.6.jpg

 

 

 


Au menu : des récits frais, un brin naïfs et bourrés de clichés, tous droit issus du "Silver Age", période phare des comics marquée par l’essor de l’auto-proclamée "maison des idées" et la naissance de nombreux super-héros devenus icôniques aujourd’hui : Spiderman, Hulk, Iron Man, les 4 fantastiques, Thor, le Punisher, etc.

  

 


Dans ces récits du "Silver Age", les aventures sont hautes en couleur, les héros sont dôtés de pouvoirs improbables (les X-Men étaient surnommés "les enfants de l'atome". Tout un programme!) et sont vêtus de collants multicolores, les vilains sont archi-caricaturaux et les rebondissements tirés par les cheveux. Ça bouge, ça cogne. Les périls mortels ne font aucune victime. Les affrontements en plein Manhattan ne font aucun dommages collatéraux. Le bien triomphe toujours du mal et les vilains finissent en prison. Décidément, c’était  une autre époque !

 

 

 

Mais au fait, pourquoi vous parler de Marvel Classic de préférence à toute autre parution ?

 


Parce que chaque numéro est bourré d’idées pour tout MJ de jdr de super héros classiques, Icons en tête (tout juste publiépar John Doe).

  


Parce qu’on y retrouve l’atmosphère, l’ambiance si particulière des comics de cette époque, bien loin de la violence et de la noirceur homicide des années 90-2000 (attention ! Je ne dis pas que "c’était meilleur avant". Juste que c’était différent).

  


Enfin, parce que chaque numéro s’efforce de proposer un récit complet et se suffit à lui-même.

  

 

Marvel.Classic.3.jpg


 

Ici, pas de crossovers étalés sur une vingtaine de numéros et trois ou quatre mois. Vous achetez le numéro, vous avez une histoire complète à lire ou plusieurs histoires courtes (narrées en une petite dizaine de pages). Autant de scénarios tout prêts.

 

 


Amis MJ, il ne vous reste plus qu’à quantifier en termes de jeux la difficulté des épreuves à traverser, à remplacer les vilains par ceux de votre choix et les héros par votre propre groupe de joueurs, et c’est parti !

  

 


Petite cerise héroïque sur le super-gâteau : nombre des histoires présentées en ces pages sont inédites en français et feront donc doublement plaisir aux fans de super-héros.

 

 


A noter que deux autres séries basées sur le même principe ont fait leur apparition: Spiderman Classic et X-Men Classic

Le numéro 1 de Spiderman Classic est un "spécial Bouffon Vert" et regroupe plusieurs aventures de l’homme-araignée confronté à la folie de Norman Osborn.

Celui de X-Men Classic contient deux aventures des mutants les plus célèbres du monde, projetés dans l'univers préhistorique de la Terre Sauvage.

J’avoue, j’attend la suite avec impatience !

 

 

 

Enfin, si vous êtes réfractaires au charme désuet de ces comics d’antan, mais que vous appréciez quand même les super-héros plus modernes, sachez que de plus en plus de hors-séries et revues Marvel paraissent, qui proposent elles aussi des histoires complètes. Le dernier en date, Marvel Movies met en scène une aventure de Iron Man censée se dérouler entre le premier et le second film. On y retrouve donc un Tony Stark qui a les traits de Robert Downey Jr et un Nick Fury sosie de Samuel Jackson. Les fans de la série Ultimates apprécieront.

 

 

Personnellement, je suis ravi de ce nouveau choix éditorial, qui change agréablement des crossovers à répétition, souvent interminables et truffés d’épisodes sans intérêt, parus récemment. Il faut bien le reconnaître : ces derniers temps, idées géniales et remplissage mercantile faisaient trop souvent la paire.

 

Vive donc les Marvel Classic et longue vie à ce nouveau périodique plein d'intérêt !

 

 

 

BONNE LECTURE ET BONS (SUPER-) JEUX A TOUS !!

 

 

 

 

 

golden.jpg

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 20:42

affiche.jpgAmis rôlistes, si vous habitez en région parisienne, je ne saurais trop vous conseiller de vous précipiter pour aller voir, avant qu'il ne soit trop tard, l'excellente exposition "Sorcières, mythes & réalités", actuellement au musée de la Poste, jusqu'au 31 mars.

 

 

Avec elle, le musée de la Poste nous emmène à la découverte des rites (réels ou supposés, comme les sabbats), des représentations artistiques et des faits historiques qui ont défrayé la chronique et échauffé les imaginations (les possédées de Loudun, les "sorcières" du Labourd, au pays basque).

 

Mais elle nous permet également de découvrir les croyances et superstitions qui survivent encore de nos jours dans les campagnes. Les pratiques magiques sont notamment évoquées à travers une foule d'objets soigneusement collectés par des anthropologues passionnés : poupées d'envoutement, figurines du diable, porte-bonheurs, images de la vierge censées repousser le démon, photos marquées de cire, phallus en terre cuite piqués d'épingles et de clous (pour empêcher la fertilité), etcetera.

 

Photo0602.jpg

 

Personnellement, de tout ce fatras, j'ai retenu la vision d'une croix en plomb, volée dans un cimetière et retrouvée par des artisans lors de la réfection d'une grange, en 1994 ! Le croix avait été cachée dans la charpente par des gens mal-intentionnés pour ensorceler la bâtisse. Etonnant. 

 

 

Vous l'aurez compris, cette exposition (et le livre qui lui est consacré) est une mine d'idées pour tout MJ de JDR horrifiques-historiques, Maléfices en tête. Mais si vous maîtrisez d'autres jeux tels que Crimes, Acheron ou l'Appel de Cthulhu (avec le supplément des Années folles, bien entendu), il y a là suffisamment d'idées pour mettre en scène un monde rural qui vit encore au rythme des supersitions et des "anciennes croyances".

 

 

Photo0593.jpg

 

Mais les meneurs de jeux médiévaux-fantastiques ne seront pas en reste. Au fil de l'exposition, un autre thème fort est abordé, celui du fanatisme et de l'intolérance. Ou comment les préjugés mènent aux meurtres d'innocents. La chasse aux sorcières qui sévit au Labourd, dans le pays basque, est à ce titre édifiante et fait froid dans le dos. Plusieurs dizaines de personnes finirent sur le bûcher, sans aucune preuve de leur culpabilité ! Assurèment, il y a là une matière propice à l'écrite d'un scénario pour les Ombres d'Esteren par exemple.

 

Je ne sais pas encore si cette exposition est itinérante mais je le souhaite de tout coeur pour que vous puissiez la découvrir à votre tour, quelle que soit la région où vous vous trouvez. 

 

 

 


 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:53

Vous le savez probablement, Jean Giraud nous a quitté ce samedi 10 mars, "des suites d'une longue maladie" nous dit la presse. 

 

Je ne me joindrai pas aux innombrables rubriques nécrologiques que publient la presse en ce moment. Je n'en ai ni l'envie, ni l'inspiration, ni le talent.

 

Simplement, je tenais à partager avec vous quelques unes des illustrations de cet immense dessinateur, conteur passionné, grand auteur de SF et précurseur de la BD pour adultes, aux côtés des autres pionniers que furent Jean-Claude Gal, Philippe Druillet, Jean-Pierre Dionnet, Enki Bilal, Mandryka et quelques autres encore. 

 

Merci à lui. Pour tout. 

 

moebius-a-la-fondation-cartier.jpg

 

 

 

voyagedhermes_moebius_021.jpg

 

 

 

HermesMoebius06.jpg

 

 


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:25

Atttention, chef d’œuvre ! Le tome 2 de "NORTHLANDERS, Sven le revenant" vient de paraître et apporte la touche finale à cette incroyable BD épique, pleine de bruit et de fureur, publiée par le fameux label américain Vertigo.

 

 

album-cover-large-14429.jpg 

 

Pour ceux d’entre vous qui ne connaitraient pas Vertigo, il s'agit tout simplement de la branche "adulte" de DC Comics. Un label prestigieux qui a donné naissance à d’innombrables chefs d’œuvre : Sandman, Hellblazer, Preacher, DMZ etc. 

NORTHLANDERS ne faillit pas à la règle et se hisse au rang des meilleures BD historiques jamais publiées. Rien de moins.


 

L’histoire des deux premiers tomes tourne donc autour de Sven, mercenaire viking, parti servir l’empereur de Constantinople au sein de la garde Varègue. Fermement décidé à "rentrer chez lui", l'ombrageux guerrier retourne au pays qui l’a vu naître, Grimness, dans l’archipel des Orcades.

Là, il se voit spolié de son héritage par son oncle Gorm, un tyran brutal, sadique et superstitieux. Ses terres, ses gens, sa fortune ne lui appartiennent plus. Pire, aux yeux de tous, Sven est devenu un "étranger". Rejeté de tous, battu et laissé pour mort, Sven prépare sa vengeance… Ignorant tout du prix qu’il devra payer. 

 

 

Sur cette trame simple, limpide, directement héritée du western (vengeance, héros solitaire, grand méchant à la tête d’une armée locale…), le scénariste Brian Wood signe un magnifique récit d’aventures servi par une langue moderne, à la fois rêche et brutal, mais aussi plein de mélancolie.

Anti-héros violent et sans scrupules, Sven est peu à peu hanté par son passé. Au fil des pages, il gagne en épaisseur, nous fait part de ses doutes, de ses questionnements. Ses erreurs le rattrapent. Le remords le gagne. Pourtant, pas question pour lui de renoncer à sa vengeance. Dos au mur, notre guerrier n’aura d’autres choix que d’aller jusqu’au bout de sa quête.

 

 

NorthPreview-3

(Sang et fureur, l'an Mil vu par Wood et Gianfelice !) 

 

 

Non seulement le scénario est riche, fertile en rebondissements et d'une rare profondeur mais il est remarquablement servi par le dessin énergique de David Gianfelice. Le trait est vigoureux, expressif et, derrière l’apparente simplicité, fourmille de détails.

Quand à la colorisation, assurée par Dave Mac Caig, elle rehausse d’avantage encore l’impact des dessins : ciels orageux ; paysages noyés dans la brume , scènes nocturnes, sous la clarté des seules étoiles ; crépuscules d’or et de feu ; combats sanglants et cruels…

Les scènes se suivent et ne se ressemblent pas. Le lecteur parcourt avec Sven les océans, des étendues farouches des Orcades aux rues mal éclairées de Constantinople, des palais princiers d'Orient aux maisons de bois et de torchis des nordiques, dérisoires refuges contre les éléments.

 

 

Enfin, l'édition française assurée par Panini Comics rassemble les couvertures originales, superbes, signées Massimo Carnevale, ainsi que plusieurs couvertures "variant", signées Adam Kubert et Dave Gibbons. Du très beau travail.

 

 

Mais "Sven le revenant" n'est que le début de la saga NORTHLANDERS. En effet, la série comprend bien d'autres épisodes, parus aux Etats-Unis, qui relatent d'autres récits vikings. D'autres héros que Sven font leur apparition. Des événements fameux, tels que le sac de Lindisfarne ou encore le siège de Paris sont mis en image. Enfin, d'autres dessinateurs viennent apporter leur talent à cette série. Des talents tels que Leandro Fernandez, Ryan Kelly, Fiona Staples, Riccardo Bucchielli... 

 

 

Quel que soit votre JDR préféré, qu'il soit "high fantasy" ou "low fantasy", historique ou non, réaliste ou non, ne passez pas à côté de la lecture de NORTHLANDERS. Mots et images se complètent et se confondent pour mettre en scène une aventure fascinante... A ne pas manquer !

 

 

 

BONNE LECTURE ET BONS JEUX ! 

 

 

Northlanders_8.jpg

 

POUR EN SAVOIR PLUS...

 

Le site officiel (http://www.northlanders.net/) est bien creux et uniquement tourné vers la vente. Dommage. Préférez-lui plutôt :

- brianwood.com, le site du scénariste de la série, sur lequel vous pourrez trouver une courte biographie, quelques news et la présentation de ses autres créations (DMZ, Conan the barbarian, the couriers, Channel Zero, Demo, DV8...) 

- "Viking clash pits old against new in NORTHLANDERS", un article du site web publishersweekly.com. toujours sur le même site, découvrez la critique des volumes 2 et 3 US : " the cross and the hammer" et " Blood in the snow".

D'autres chroniques existent sur des sites français comme Planète BD, mais attention ! Des spoilers vous y attendent ! 

- Enfin, il existe plusieurs interviews de disponibles sur le web. Pour les découvrir toutes, passez par l'article sur NORTHLANDERS, paru sur le site Wikipedia

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:33

Pour nous donner envie de jouer à Shadowrun, notre MJ eut l'idée de nous écrire deux courtes nouvelles présentant l'univers du jeu et l'ambiance dans laquelle il souhaitait nous faire jouer. Voici la première de ces nouvelles d'ambiance, rédigée le 5 mai 2009 (eh oui ! Un an déjà !). 



Chinatown-vertical.jpgLa fumée abondante, chargée d’humidité, qui s’échappait de la  climatisation, était  moite et rance.

Elle emplissait la ruelle où se trouvait la sortie des cuisines du restaurant "Phô du Dang". L'endroit avait un petit air de "vingtième siècle". La faute aux bennes à ordures remplies de déchets malodorants et au clochard qui survivait dans un renfoncement des murs d’immeubles.


Il y avait là tout le "charme" décrépit des conurbs en désaffection, délaissées par des pouvoirs publics qui préféraient "nettoyer" les rues attenantes aux archologies corporatistes.


L'activité frénétique dans les cuisines résonnait dans la ruelle. Les sons se mélangeaient aux odeurs d’huile et de poisson qui imprégnaient même les habits de "hobe", le clochard.

Ce dernier, recroquevillé sur lui-même, dormait à poings fermés après avoir éclusé sa cinquième bouteille de synthalcool acheté au super-market du coin.


David chow, un des serveurs du "Dang" sortit pour fumer sa cigarette et prendre un peu de repos après le rush de 21h30. Il déboutonna son col de chemise d’un blanc immaculé afin de respirer cet air chaud et humide, désagréable, qui vous colle à la peau. L’été, c’est la pire des saisons, pensa-t-il, encore que l’hiver et la pluie ne lui plaisaient pas non plus. Un petit sourire apparut sur son visage lorsque sa main frôla la micro puce qui se trouvait dans sa poche entre ses clefs et son briquet. Un geste machinal, rassurant.


 

Deux jours plus tôt, alors qu’il nettoyait les tables, il remarqua la présence de deux hommes : un gros français d’une trentaine d’années, à moitié chauve et transpirant comme une éponge, la sueur dégoulinant sur son costume trois pièces flambant neuf. Et un petit italien au regard perçant, à la moustache fine, qui portait un costume noir fileté argent très classe. Sûrement un Versace-Saint Laurent. 

Ces derniers avaient eu la mauvaise idée de négocier (en italien) une réception de marchandise importante, à une table de "Phô du Dang"… Ils pensaient, comme c’est souvent le cas, que ce petit restau anonyme préservait ce type de transactions des regards et oreilles indiscrètes, mais David n’étais pas qu’un simple serveur. A ses heures perdues, son boulot d’indic lui avait permis d'empocher de jolies sommes. Il avait même pu se refaire la vue et l'audition et régler rubis sur l’ongle.

 

 

Dès que son traducteur intégré saisit un montant en nuyens approchant le million, David lança machinalement l’enregistrement de la conversation. Pour lui, ce geste n'était plus qu’une simple formalité, lui qui travaillait de temps à autre sur des filatures d’amant ou sur des soupçons d’infidélité corpo. Mais la concurrence était rude et l'avait amené à se planquer, le temps pour lui de se faire oublier, suite à une mauvaise passe. Par chance, le restaurant de son oncle lui permettait justement de pouvoir passer inaperçu, tout en payant son loyer. En toute discrétion.

L’information intéressait déjà un de ses contacts dans le milieu des ombres. A l’horizon, se profilait déjà un bon paquet de nuyens, faciles et sans risque.

 

Un courant d’air traversa la ruelle et charia au sol des pubsn’tag qui réveillèrent sa RA (Réalité amplifiée) pour lui refiler en entrée spam l’adresse du dernier club à la mode et les douce voix des masseuses du salon Body-body qui avait ouvert à trois pâtés de maison de là. Foutu Data-Mytsuma qu’il avait encore du mal à maîtriser. Le comm-link laissait passer des irruptions de RA de temps à autre. Parfois au pire moment… Avec un petit rire amusé, David se remémora la pub pour les culottes bas-âge alors qu’il était en plein câlin avec sa copine. Ou encore, la nouvelle vipère 33 XS qui débarqua en salle lors de son service. Sa copine avait poussé une sacrée gueulante et s’était réfugiée toute la soirée en réseau restreint sur son PAN (Réseau d’ami)


 

chinatown-street-new-york.jpg

 

 

Son attention fut alors réveillée par le bruit de moteur d'une voiture qui approchait doucement. Son smartcom lui confirma que ce devait être celle de son contact. La signature numérique, en tout cas, était la bonne. La voiture s’arrêta à l’embouchure de la ruelle, qui était trop petite pour laisser passer une carrosserie de cette taille. David avança vers la voiture et il sentit un frisson dans sa nuque qui brouilla sa vue un instant. Il continua à avancer malgré une sensation étrange d’engourdissement et cette foutue humidité qui le faisait transpirer comme un débutant. Une silhouette noire apparue devant la portière qui était encore à quelques mètres.

Malgré sa vue amplifiée et le filtre thermique, le petit serveur avait du mal à visualiser correctement cette personne qui ouvrait la portière arrière du véhicule. D’où il était venu, Dieu seul le sait, mais le mec avait fait très vite. Trop vite. 

 

Décidément David n’avait plus l’habitude du stress lié à ce type de situation. Il avait du mal à mettre un pied devant l’autre sans avoir des vertiges et il avait la chair de poule. Cette silhouette qui malgré la faible distance restait désespérément floue, se rapprocha de lui en parlant, mais le son paraissait étouffé. Tout à coup, l’homme désactiva sa combinaison de camouflage et retira sa cagoule. David ne pouvait plus bouger, tous ses membres étaient tétanisés et un froid pénétrant le saisit, qui le glaça jusqu’à la moelle. Il essaya de dire quelque chose, mais seule une bolée de sang et une échappée d’air de sa trachée sortirent avec quelques bulles poisseuses. C’est alors que l’homme lui répéta sa remarque : "Tu aurais du continuer à vendre des nouilles, petit"….

L’homme appuya légèrement sur le torse de David dont la chemise carmin perdait ses dernière touche de blanc. Ses senseurs optiques virent le reste du corps s’écrouler au sol, continuant leur enregistrement malgré la mort cérébrale du petit serveur. Posée à terre pour fouiller les poches et récupérer la micro-puce, la tête elle fut fourrée dans un sac. Les oreilles enregistrèrent le bruit d’une portière que l’on ferme, puis le départ silencieux de la voiture.

 

 

Une pub pour les Barres Soybarbecue furet la dernière chose que le Data-Mytsuma reçut...


 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:41

"Spartacus : Blood and Sand"

Du sang et du sable.

Deux mots qui disent tout, qui résument l'univers abrupt et cruel des jeux du cirque. Deux mots qui résument également à merveille l'ambiance crépusculaire de la série télévisée la plus spectaculaire, la plus osée jamais portée à l'écran. 

Je viens en effet de visionner en intégralité la saison 1 de la série et je suis resté pantois. Assurément, c'est là une série de qualité (si, si, j'insiste !), qui a tous pour intéresser bon nombre de rolistes. Voyons de quoi il retourne.

 

Spartacus-Blood-and-Sand-wallpaper-3.jpg

 


 

 

I. UN PARFUM DE SCANDALE :


Produite entre autres par Sam Raimi (à qui l'on doit la cultissime trilogie gore Evil Dead, mais aussi les trois adaptations cinématographiques de "Spiderman" et les séries télé "Hercule" et "Xena, warrior-princess"), "Spartacus" est diffusé outre-atlantique sur la chaîne payante Starz.

Le "buzz" autour de la série est alors loin d'être flatteur. La série fait en effet parler d'elle pour son approche crue et sans concessions de la Rome Antique, qui lui vaut d'être classée "TV-MA" ("MA" pour "Mature Audience"), c'est-à-dire interdite aux moins de dis-sept ans. De fait, de nombreuses critiques lui font un accueil au mieux mitigé. Certains ont qualifié la série de "racoleuse", "complaisante" et "flattant les bas-instincts du public". Qu'en est-il ?

 

 

Avant d'aller plus loin, précisons tout d'abord que la classification "TV-MA" a aussi touché des séries comme "Nip/Tuck", "South Park" ou encore "The Shield". En clair, comme toutes les classifications, la mention "TV-MA" ne veut pas dire grand chose, tant ces séries sont différentes sur le fond et sur la forme.

 

 

Spartacus-blood-and-sand.jpgMaitenant, oui, la série est ouvertement violente. Les effets sanglants sont légion, les combats furieux. Il y a des démembrements, des décapitations, des crucifixions, des eviscérations... Bref, des combats à l'arme blanche, bien saignants.


Oui encore, la série use et abuse des scènes érotiques. Le sexe est montré de façon frontale, via plusieurs scènes d'accouplements et d'orgies assez gratinées. Il est également présent dans les dialogues, souvent crus et orduriers de plusieurs protagonistes. 


Enfin, dernier reproche fait à la série : "Spartacus" reprend sans vergogne l'esthétique du film "300" : omnipotence des images de synthèse (pour masquer le manque de moyens ?) et des ralentis, effets visuels "clipesques" à souhait, gerbes de sang giclant de façon stylisée... 

 

 

II. FICTION ET VERITES :


 

Neanmoins, tous ces partis-pris esthétiques se justifient, à mon humble avis.

D'une part, parce qu'ils donnent une identité forte à la série, lui permettant de se démarquer de ses "grands frères" historiques (le film éponyme de Stanley Kubrick, avec Kirk Douglas, mais aussi les séries télé "Rome", "Moi Claude Empereur", "Massadah" et quelques autres encore) tout en flirant à plusieurs reprise avec le fantastique, voire l'Heroic-Fantasy.


spartacus_blood_and_sand_episode_106_2010_08.jpgD'autre part, parce que tous ces choix, combinés ensemble, permettent de dresser un portrait saisissant de la Rome Antique. Une Rome décadente, arrogante, imbue de sa soi-disant supériorité sur les autres peuples et lentement corrompue de l'intérieur. Ce que la série nous démontre, au fil de son intrigue, c'est comment la violence de la civilisation romaine a fini par la gangréner et la détruire.

 

 

Cette violence militarisée, institutionalisée, tournée initialement contre les ennemis de Rome (les gaulois, qui mirent Rome à sac par deux fois, Carthage, l'Egypte de Cléopatre, etc...) imprègne également les jeux du cirque. Ces jeux, qui étaient autrefois des cérémonies funéraires, sont devenus au fil du temps des divertissements sanglants, mais aussi des outils de propagande mettant en scène la gloire de Rome.


Elle est présente, enfin, dans les rapports de maîtres à esclaves. Sans que quiconque s'en rende compte, cette violence élevée au rang de distraction finit par vicier tous les rapports sociaux et humains.


Il n'y a, dans la Rome de "Spartacus", aucune place pour la compassion. Comment pourrait-il en être autrement dans une civilisation esclavagiste ? C'est-à-dire, une civilisation fondée essentiellement sur des rapports de force ?

 

Ces relations dominant-dominé, qui scindent la société en deux (hommes libres d'un côté, esclaves de l'autre) finissent par contaminer tous les rapports humains : entre maîtres et serviteurs, entre maris et femmes, entre parents et enfants, entre amis, entre concurrents (la rivalité meurtrière entre les deux lanista romains, Batiatus et Solonius). A cet égard, il est éloquent que les seuls véritables liens d'amitié dans la série, sincères, soient noués par des esclaves. 

 

 

Spartacus-blood-and-sand--006.jpgDominer ou être dominé. Soumettre ou être soumis. Il ne semble y avoir aucune alternative, aucun échappatoire.

Ainsi, le gladiateur Varro est un ancien homme libre, un romain de pure souche qui est tombé en esclavage pour rembourser ses dettes de jeu !

C'est dans cette aliénation continuelle, dégradante pour ceux qui la subissent, que nait la révolte de Spartacus.

 

 

III. LA CHAIR ET LE SANG :


 

Pour finir cette critique, j'ajouterai que le scénario, habile, sait nous tenir en haleine du début à la fin et ménage de nombreux rebondissements. J'avoue m'être pris au jeu, avoir vibré pour Spartacus et m'être demandé comment les scénaristes allaient nous mener au dénouement fatal. Je n'ai pas été déçu.

Et si la série semble peiner de faibles moyens financiers, elle est portée par d'excellents comédiens qui, tous, se sont investis dans leur rôle, à fond. Charismatiques, torturés, assaillis par le doute ou bien aveuglés par leurs ambitions, les personnages de "Spartacus : Blood and Sand" prennent vie sous nos yeux, vibrants de vie, luttant pour leur survie dans un monde sans pitié.

Mention "Bien" également pour la musique de la série, signée Joseph Do Luca, épique à souhait, et qui saura sonoriser à merveille vos prochaines parties de JDR, quel que soit le jeu méd-fan que vous pratiquez (sauf Pendragon, peut-être).

 

En conclusion, amis rôlistes, si vous êtes fans d'Heroic-Fantasy sauvage, de Bloodlust à Conan, en passant par Dark Sun, si vous aimez l'action, les scènes de combat et l'aventure, alors ne passez pas à côté de cette excellente série !

 

VAE VICTIS !!    

 

ET BONS JEUX A TOUS ET A TOUTES !

 

 

 Spartacus-Blood-and-sand_reference.jpg

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

 

EN FRANCAIS :


Si j'ai découvert la série pour la première fois dans le magazine Mad Movies (loués soient ses rédacteurs !), il me faut aussi citer l'article paru chez mes compères de la taverne Au Bon Rôliste : Sly, Karibou et Soshi. Je profite  de l'occasion pour les saluer au passage.

Casting détaillé, actualités de la série, photos, critiques de spectateurs et autres informations vous attendent sur la fiche Allociné de la série. Vous pourrez ainsi y découvrir une interview sous-titrée de l'actrice Lucy Lawless (Lucretia).

Afin de vous proposer d'autres points de vue que le mien, voici quelques critiques glanées sur le net, sur les sites excessif.com, le blog du cinéma, serie addict, Telerama, le blog 100% séries, le blog TV-news, etc.

Je ne mentionne la page du site wat.tv (intitulée "Spartacus-nudité-voyeurisme" : c'est tout ce qu'ils auront retenu, ces c... ! ) que pour l'interview longue durée (27 minutes !) de Lucy Lawless et Peter Mensah (Dottore). Hélas, pas de sous-titres cette fois. Do you speak english ?

 

 

EN ANGLAIS :


Divers goodies (fonds d'écran, widgets, icônes, jeu vidéo pour l'I-phone, etc.) vous attendent sur le site officiel de la série. Le casting détaillé de la série, l'actualité de la série, ses produits dérivés sont également présents. A noter la possibilité de télécharger les scripts de la série (seul le script de l'épisode 1 est gratuit. Dommage).

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 16:43

HellboyPlanetaryLa Ligue des Gentlemen ExtraordinairesLa Brigade Chimérique

 

 

league10re4Depuis quelques années maintenant, une nouvelle forme de science-fiction a fait son apparition, notamment dans les pages des  bandes dessinées américaines.

Un nouveau style littéraire ?

Un nouveau genre ?

En tout cas, une façon bien particulière de construire un récit fantastique, qui est en train de "faire école".

 

 

Ce nouveau genre, appelons-le (faute de mieux) SF "bric-à-brac" en attendant une meilleure définition

 

De quoi s’agit-il ? De récits qui :

1. puisent à une multitude de sources d’inspirations, réelles et fictives,

2. en les citant plus ou moins ouvertement,

3. et (surtout !) en les mélangeant/brassant ensemble.

 

Ce brassage/mélange est souvent symbolisé par l’usage de figures légendaires de la culture populaire. Des héros et vilains mythiques que l’auteur fait se rencontrer, dialoguer, s’allier, se battre et (parfois) mourir.

Des personnages marquants, ayant réellement existé, sont aussi mis à contribution lors des récits et croisent la route des personnages fictifs. 

 

 

De la même façon, le mélange d’événements réels et fictifs est une fondation essentielle du récit, qui y puise sa cohésion interne.

Sa densité.

Pendant ce temps, le lecteur est égaré dans un kaléidoscope vertigineux d’intrigues, d’idées fortes et d’images.

 

 

Enfin, dans la SF "bric-à-brac", les sources d’inspiration sont nombreuses, foisonnantes et multiples

- littérature populaire du XIXème siècle, 

- jeux vidéos, 

- mangas, 

- BD européennes, 

- comic-books anglo-saxons, 

- romans pulps, 

- cinémas de genre du monde entier (Film Noir, Chambara, Kung-Fu, Yakuza-Eiga, films de monstres, horreur gothique "à la Hammer", westerns, etc.).

mais aussi :

- histoire réelle (politique, culturelle, militaire, etc.), 

- ésotérisme, 

- Folklore populaire, 

- Mythes et légendes,

- sciences naturelles,

- sciences physiques, 

- etcetera...

 

 

 

planetary-comics-volume-1-francaise-15636.jpg

Planetary ? Des savants fous, des héros du siècle dernier, des vaisseaux spatiaux qui voyagent entre les univers, des fantômes vengeurs, des aliens... Et trois archéologues de l'étrange !

 

 

Le résultat ? Des œuvres bariolées, délirantes, pleines de rebondissements et de coups de théâtre au cours desquelles le lecteur pourra croiser pèle-mêle Sherlock Holmes, Dracula, H.G. Wells, Odin, le capitaine Nemo, Marie Curie, Robur, H.P. Lovecraft, Winston Churchill, Al Capone, Clark Kent et Bruce Wayne (alias…Qui vous savez), Raspoutine, le docteur Frankenstein, Arsène Lupin, Adolf Hitler, Cthulhu, Nyarlathotep et consorts, mais aussi Tarzan, Mata Hari, le Loup-Garou de Londres, Allan Quatermann et bien d’autres figures encore !

 

 

Tous ces personnages, réels ou fictifs, se retrouvent mêlés à l’histoire qu’invente l’auteur, parfois sous leur vrai nom. Parfois sous des noms d’emprunt. Ainsi, Clark Kent devient-il "monsieur Steele" dans La Brigade Chimérique, tandis que Tarzan devient "Lord Blackstock" dans Planetary.

 

Ainsi, les auteurs de ces séries modernes sont à la fois brocanteurs, archivistes et explorateurs de l’imaginaire.

Ils réinventent les mythes, revisitent à la fois notre histoire et notre culture, et refont le monde. 


Mieux ! Ils le transforment dans chacun de leurs récits, au fur et à mesure de leurs ajouts, de la même manière qu’un brasseur ou un alchimiste prépare un breuvage en dosant chaque nouvel ingrédient qu’il incorpore.  

 

Force est de le constater : cette "science du mélange" a donné naissance à des œuvres fortes, épatantes, qui ont toutes rencontré un succès à la fois critique et commercial. 


Ainsi, Hellboy a reçu plusieurs Eagle Awards, un Eisner Awards en 2002 pour le son histoire courte "le Ver Conquérant" et a été adapté deux fois au cinéma.

Planetary fut quatre fois nominé aux Eisner Awards

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires reçut deux Eisner Awards en 2003 et a été adapté (mal, hélas) au cinéma avec Sean Connery dans le rôle d’Alan Quatermann. 

Petit dernier du lot, La Brigade Chimérique a reçu le prix du jury BdGest'Art 2010. En attendant d'autres récompenses ? 

 

D'autres séries méritent d'être citées, comme Supreme et Tom Strong, tous deux Moore, d'Alan Moore, qui revisitent en profondeur les codes et poncifs des comics de super-héros. 

 

Pour nous, rôlistes, ces bandes dessinées sont à chaque fois de formidables sources d'inspiration. A chaque nouvelle lecture, nous partons à la découverte d'univers entiers ! Des terres alternatives à explorer, différentes, étranges, riches en possibilités...

 

L'aventure s'y déploie, faite de mystères, de surprises, de références, de citations diverses... C'est un capharnaüm érudit, bariolé et baroque qui nous saisit et nous emporte à chaque fois. Un tourbillon vertigineux de sensations et d'intrigues qui nous laisse pantelant. 

 

Avec à chaque fois, presque à chaque page, un nom, une citation, qui affleure sous le sable. Comme un trésor enfoui qui attende d'être déterré.

 

Ne passez pas à côté de ces merveilleux récits. Lisez-les. Savourez-les. Et le plus important, amusez-vous.


 

Bons jeux à tous et à toutes !

 

 

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