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dices everywhere, des dés, du fun, des jeux

blog dédié aux JEUX DE RÔLE "OLD SCHOOL" et plus récents : AD&D 1st ed., 0D&D, Labyrinth Lord, Swords & Wizardry, OSRIC, Savage Worlds

Que devient D&D 4 ?

Publié le 24 Août 2011 par olivier rousselin in 1. JEUX DE ROLES

Avec la parution et la lecture de Petit Dragon n°4, l'envie m'est venue de me renseigner sur l'actualité et le possible devenir de la quatrième édition deDungeons & Dragons. Une version ô combien controversée .

 

 

I. LE SOMMEIL DU DRAGON :

 

 

En France, la situation est bien arrêtée puisque le dernier supplément paru remonte à mai 2010. Le site play-dd.fr n'existe plus. Il semblerait que les stocks en français s'épuisent tout doucement (info à confirmer). Aucune reprise n'a été annoncée. Aucun communiqué. Rien sur Le Fix (si vous ne connaissez pas, inscrivez-vous, c'est gratuit!)...

 

Bref, la situation est bien triste pour les fans. Le Vénérable Dragon s'est endormi... Laissant la place à de jeunes reptiles bien turbulents aux dents longues.

 

 

dragon rouge dans les glaciers

 

 Sans concurrent véritable, Pathfinder déploie ses ailes fièrement et clame à la ronde son statut d'héritier légitime !

Depuis peu, Fantasycraft a pointé le bout de son museau écailleux, bien décidé à se tailler une part de butin (plus d'infos ICI, ICI et LA).

 

 

Enfin, de nombreux anglophones ont préféré se tourner vers la (re-)découverte des nombreux retro-clones et neo-clones qui pullulent.

Du côté des "retro", Labyrinth Lord devrait bientôt connaitre une version française gratuite.

Du côté des "neo", Castles & Crusades bénéficie d'une réputation flatteuse, tandis que de nombreux concurrents (Dungeon Crawl Classic, Adventurer, Conqueror, King...) s'apprêtent à entrer en scène?

 

Cette transition nous amène fort logiquement à tourner notre regards vers la patrie de Gary Gygax et Dave Arneson. Le berceau du Jeu de Rôle : les Etats-Unis. 

 

 

 

II. BOOOOOORN IN THE USA 

(Bruce Springsteen, barde)

 

 

Pour les anglophones, la situation est moins morose puisque D&D 4 est toujours bien vivant outre-atlantique et que Wizards of the Coast continue de publier des suppléments par wagons entiers... Tout en continuant de se diversifier !

 

 

Récemment, une nouvelle gamme a été lancée, centrée autour de la cité de Neverwinter (Padhiver en français), dans les Royaumes Oubliés.

Hélas, loin d'être 100% JDR, cette gamme Neverwinter table plutôt sur une approche multimédiaUn jeu vidéo a vu le jour (ou va voir, peu importe), qui sera accompagné d'un jeu de plateau et d'une série de romans, signés R.A. Salvatore.

Bof !

 

Plus enthousiasmant, côté JDR, on notera tout de même la parution récente d'ucampaign Setting de 224 pages, d'un scénario d'échelon héroïque ("Lost Crown of Neverwinter")ainsi que la parution d'une nouvelle campagne hebdomadaire D&D encounters (malheureusement réservée aux seuls abonnés).

Ouf ! 

 

lost-crown-of-neverwinter-cover.jpg

(Donjons & Dragons ? Plus de 35 années de couvertures classieuses !)

 

 

Quant aux "fortune cards" (copiées, me semble-t-il sur les Adventure Decks de Savage Worlds), elles semblent avoir rencontré un certain succès, contrairement aux cartes de pouvoirs aléatoires de Gamma World (de l'avis général : laides, chères et inutiles !). Aussi, une version Neverwinter a vu le jour. 

Re-bof.

 

 

III. Ô MON PLATO-OH-ho-OOOOOOOH !

(à chanter sur l'air de "Oh mon bateau")

 

 

Enfin, plusieurs boardgames ont fait leur apparition :  Wrath of Ashardalon et Castle Ravenloft pour commencer. Legend of Drizzt ensuite (sortie prévue en octobre 2011).

A chaque fois, nous avons de grosses boîtes bien lourdes, à la Descent, chargées en figurines et en plateaux de jeu, qui proposent une expérience plus proche du Jeu de Plateau que du Jeu de Rôle traditionnel.

 

Avec cette nouvelle gamme, la boucle est bouclée : D&D est bel et bien devenu un simple, un banal jeu de société. Enfin, en partie, puisque les gammes 100% JDR continuent. Heureusement.

 Les habitués de la quatrième édition, quant à eux, retrouveront le matériel auquel ils sont maintenant habitués depuis des années : dés à vingt faces, figurines plastique (non-peintes, cette fois), cartes de pouvoir à volonté, de rencontre et quotidiens, plateaux de jeux modulaires (les fameuses "tiles" ou "tuiles" en français). Mais aussi des cartes de rencontres et d'autres encore pour les monstres et pour les trésors.

 

Difficile de bouder son plaisir devant une telle profusion de matériel, facilement réutilisable pour une partie de vrai JDR (avec du roleplay dedans). 

 

Néanmoins, si on ajoute à cela le wargame-jeu de société "Conquest of Nerrath", aux faux airs de Risk, il ressort une impression désagréable que Wizards of the Coast cherche à tout prix à marcher sur les plates-bandes  de Fantasy Flight Games... Au détriment du Jeu de Rôle ???

 

 

A SUIVRE ? 

 

 

Malgré tout, le constat général est positif pour tous ceux qui aiment ce jeu. D&D 4 est loin d'être mort. Il est même en parfaite santé. Simplement, il a perdu l'usage de la langue de Voltaire... Est-ce définitif ? Gageons que non et que le Dragon Rouge n'a pas fini de nous réchauffer (dans tous les sens du terme !!! )

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Patate des Ténèbres 23/09/2013 10:30

je n'ai même pas ouvert le moindre bouquin de la 4ème, cette mouture et son orientation ne m'intéressait pas, mais plus encore, mes joueurs et moi-même ne ressentions aucun besoin d'acheter encore des wagons de bouquins. Même Pathfinder, pourtant très bon, n'a été acheté que par curiosité (et le format du livre de base permettait de caler le rayon Planescape de ma bibliothèque). Actuellement, je continue à développer mon setting Spelljammer (ICI: http://derynnaythas.wordpress.com) en modifiant les règles de la 3.5 à ma sauce, les autres DM de ma connaissance font de même, et je crois que les prochaines règles DD Next, aussi bien soient-elles, se passeront de pas mal de gens.

olivier rousselin 23/09/2013 20:56

Peut-être (c'est une hypothèse) que tout rôliste finit par diminuer sa consommation de JDR avec le temps qui passe. Pas forcément par lassitude, hein ? Tout simplement parce qu'il aura amassé suffisamment de matos dans sa vie pour pouvoir jouer peinard pendant des années.

A mon modeste niveau, à force d'aligner des jeux sur des étagères, qui prennent la poussière, ben, j'ai envie d'y jouer, voilà tout. D'y consacrer de l'énergie et du temps. De créer des scénarios, de les faire jouer, de "recruter" de nouveaux joueurs. Et donc, forcément, j'ai moins envie d'acheter.

C'est d'autant plus vrai pour le rôliste qui a collectionné une gamme bien riche comme Dragonlance, Spelljammer, Warhammer, Runequest : le gars se retrouves avec des mètres linéaires de bouquins de règles, d'univers, de scénarios... Frustrant de ne pas les utiliser, tous ces beaux bouquins !

Quand aux différences culturelles, bon nombre de JDR en français sont des traductions de jeux US. Et de plus en plus de jeux français sont traduits dans la langue de Shakespeare (notamment ceux du Septième Cercle, vive eux !).

;-)

Patate des Ténèbres 23/09/2013 19:42

C'est tout le malheur de ces grosses boîtes qui veulent faire des sous avec du jeu de rôles. Ils se ruinent tout seuls, car au final, quand tu joues le jeu, bon allez, tu achètes les bouquins de base, souvent même un seul, avec un bestiaire ou un truc de magie, mais dès qu'une seconde édition commence à sortir, "encore mieux", là déjà, le nombre d'acheteurs dégringole, alors une 4ème édition... Et je suis bien d'accord, le travail de traduction, le travail de montage d'une telle gamme, c'est énorme. Mais en particulier de nos jours, où l'on télécharge tout, la sélection des plus geek d'entre nous est impitoyable!

Personnellement, je recherche de vieux bouquins pour ma collection, et parfois pour faire plaisir à des auteurs que je connais, j'achète un bouquin en boutique. Clairement, ma consommation de nouveautés rôlistiques en magasin s'élève maintenant à un livre.

Mais bon, D&D next, je le vois surtout comme un espoir de faire venir de jeunes loups avec un support plus orienté roleplay que simulation avec figurines. En même temps, notre point de vue est un peu biaisé par l'aspect culturel. Ici en France, et plus généralement en Europe, nous ne jouons pas du tout aux mêmes choses que les américains des states.

olivier rousselin 23/09/2013 14:48

De toute façon, avec D&D Next, la quatrième édition vit ses dernières heures. Elle s'éteint tout doucement et ne devrait pas laisser trop de regrets... A part chez tous ceux qui ont investi dedans. C'est qu'il y en avait du matos à acheter, y compris en français, grâce à Play Factory qui a fait un boulot de traduction dantesque (il faut au moins leur reconnaître ça).

Perso, je me suis tourné avec délectation vers les retro-clones, 100% gratuits, simples d'utilisation, au charme suranné indéniable et si faciles à customiser avec des "règles maison".

Après, comme tu le dis si bien, l'essentiel est de trouver/adopter un système avec lequel on se sent à l'aise, puis de s'y tenir une bonne fois pour toutes pour se préocuper de l'essentiel : développer son univers, écrire des aventures, imaginer des lieux à visiter, des PNJ à rencontrer, des trésors à déterrer, des maléfices à combattre et des mythes et légendes pour rêver. Tout ce qui fait le sel du JDR, quoi !

;-)

syl 30/08/2011 21:17



haha, excellent, la mention "barde", pour Bruce.



olivier rousselin 30/08/2011 21:49



Parce qu'il le vaut bien !